Casse-moi pas les cou***** !

Cette histoire m’est arrivée il y a trois ans, je l’avais à l’époque racontée sur facebook.

En ce début d’année, il m’a semblé pertinent de t’en (re)faire part.

Je présente par avance mes excuses pour la vulgarité que contient cette pensée. Promis, cela restera exceptionnel !

J’assistais ce soir-là à ce qui semblait être un vol à l’arrachée commis par deux adolescents à proximité d’une boutique du Vieil Antibes.

Les deux jeunes s’enfuyaient en renversant plusieurs présentoirs de marchandises.

Je courus derrière l’un d’eux et le rattrapais.

Il invoqua la « tête de [sa] mère » : je l’enjoignais à ne pas mêler sa pauvre mère à ses bêtises, lui faisant comprendre qu’elle ne lui avait sûrement pas appris à faire ce qu’il venait de faire, qu’elle serait certainement très déçue d’apprendre cela, que la commerçante dont il venait de renverser les présentoirs avait l’âge de sa mère et que lui manquer de respect, c’était une manière de ne pas respecter sa propre mère.

Visiblement peu convaincu par mon discours, il me répondit par un brillant « Casse-moi pas les cou***** » qui me fit rebondir avec véhémence : « De quelles cou***** tu me parles ? Quand on a des cou*****, on assume, on s’enfuit pas ! On respecte la dame qui travaille pour gagner sa vie, comme ta mère. Ça, c’est avoir des cou***** ! ».

L’orageux échange commençait à durer et la foule du marché nocturne s’était attroupée pour assister de plus près à la représentation improvisée que mon jeune compagnon et moi offrions.

Quelques instants après, une femme arrivait essoufflée dans la boutique, s’annonçant comme la victime du vol, et venant récupérer son bien.

Elle nous a raconté une histoire absolument rocambolesque, sans queue ni tête, avant de reconnaître être la mère de mon petit voyou.

Ce qui m’a donné l’occasion de ne pas féliciter la dame – qui parut choquée par mon propos – pour le piètre exemple qu’elle donnait à son rejeton en mentant pour couvrir son méfait.

Ce faisant, je comprenais pourquoi mon laïus avait eu du mal à trouver un écho chez son fils.

On récolte ce qu’on sème.

Puissions-nous semer dans le cœur de nos enfants un esprit de justice, de paix, et d’obéissance.

Nous préparerons alors une génération avec des cou*****, des vraies, mises au service de son prochain.

Des leaders respectés pour le bien qu’ils feront et non pour la crainte qu’ils inspireront.

Des hommes et des femmes de valeur, qui donneront envie d’être écoutés et suivis.

Des personnes de conviction qui sauront défendre les causes justes.

Faisons-le, de toutes nos forces, semons, semons, et ne nous en lassons pas !

God bless,

Pascal


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