Wesh wesh gros…

Ohlala… Je risque d’en choquer quelques-uns !

Ça ne me dérange pas.

J’ai mis (comme chaque jour) un lien de désabonnement en bas de cet e-mail si c’est trop dur à supporter.

Un truc m’exaspère chez bon nombre de chrétiens.

Lorsqu’ils s’adressent à Dieu, où lorsqu’ils parlent de Dieu, ils s’expriment en employant un français châtié, qu’ils aimeraient dans l’idéal voir tout droit sorti de l’Académie Française.

Je ne parle pas là bien entendu de tous ceux qui aiment les belles-lettres et s’expriment habituellement et quotidiennement avec ce niveau de langue.

Je vise ceux qui, en priant, en prêchant, en témoignant, adoptent des mots et des tournures qu’ils n’utilisent jamais le reste du temps, et parent leur visage soit d’un sourire d’artifice, soit d’une austérité victorienne.

Leur argument pour justifier cette métamorphose, c’est de dire qu’on ne parle pas à Dieu comme on s’adresse à n’importe qui.

Sur le principe, je les approuve.

Dieu est Dieu, Il est notre Père, nous sommes ses créatures. On ne doit pas lui manquer de respect.

Là où je ne les approuve plus du tout, c’est qu’en adoptant un niveau de langue qui n’est pas le leur, ils mettent un fossé entre Dieu et leur réalité personnelle.

Et à tous ceux qui les entendent, ils transmettent l’idée que, pour parler à Dieu, il faut donner l’air d’avoir fait bac + 30 en littérature et étude de la langue française.

Mais ce n’est pas rendre honneur à l’infinitude de Dieu que de croire cela !

Dieu comprend ce que tu dis infiniment mieux que quiconque !

Il parlait le vieux françois des paysans du Moyen-Âge.

Et il parlait en même temps le français précieux de la Cour du Roy.

Il comprend mieux que n’importe quel linguiste et n’importe quel sociologue expert des phénomènes urbains le langage “wesh wesh frère j’ai le seum” qui s’emploie aujourd’hui dans certains milieux.

Et il comprend déjà aussi le langage qu’on parlera dans la zone en 2100 dont la moitié des mots n’existe pas encore aujourd’hui.

Pour ne parler que du français.

Alors oui, quand je parle à Dieu, je lui parle avec respect.

Mais je ne me présente pas à lui dans les habits d’un autre.

Ce que Dieu attend de moi, c’est moi.

C’est de l’authenticité.

De l’au-then-ti-ci-té.

God bless,

Pascal


PS : Tu souhaites recevoir la pensée de Pascal par email chaque matin ? Inscris-toi ici >>

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s