Une rondelle de sauc’ ?

Une rondelle de sauc’ ?

Se motiver à mettre un temps à part pour le passer avec Dieu.

C’est un challenge énorme pour tellement de monde !

Même si je suis très heureux que tu lises cette Pensée, nous sommes bien d’accord que ça n’est pas suffisant. C’est mieux que rien, certes, mais si tu te limites à ça, c’est comme si tu prenais juste une rondelle de saucisson sans toucher au repas qui vient derrière (entrée, plat, boissons, fromage, dessert, café et biscuit en prime).

Comme tout le monde, tu as certainement mille bonnes raisons qui t’empêchent de prendre ce temps : les enfants (ou les parents) à s’occuper, le travail qui démarre tôt, les soucis du quotidien, les tâches habituelles de la maison, les priorités, les urgences, trop de bruit, trop de calme, les tracasseries en tout genre.

Et pourtant…

Ce temps de culte personnel, pris chaque jour, est capable de transformer ta vie. Mais si ta vie, ça te semble trop, sache qu’il est déjà capable de transformer ta journée. Vraiment !

God bless.

Pascal

Soyez des buses !

Soyez des buses !

L’ami des bêtes que je suis souffre de t’écrire aujourd’hui. Nous allons parler de la façon dont la mortalité animale routière peut nous enseigner.

A peu près chaque fois que je prends la route, des moucherons viennent se coller sur mon pare-brise. Ils sont parfois très nombreux. Leur impact sur mon pare-brise n’a quasiment aucun effet.

L’année dernière, je roulais en fourgon avec Anneline et Karine, quand une buse est arrivée et a pulvérisé le pare-brise. Dans un bruit d’explosion, alors qu’on roulait à 130, le pare-brise s’est retrouvé en miettes. On a fait appel à une dépanneuse pour sortir de l’autoroute. Aucun dégât autre que le pare-brise.

L’impact de la buse a été puissant. Il a vraiment changé nos plans. Nos projets, notre planning a dû être complètement revu.  On a fait changer le pare-brise pour le remplacer par un tout beau, tout neuf.

Troisième situation, qui, par bonheur, ne m’est pas arrivé jusqu’à aujourd’hui : tu peux te faire emboutir par un sanglier. Là, c’est une autre histoire : tu envoies ta voiture à la casse.

Comment envisages-tu d’impacter la vie des gens ?

  • Tu veux avoir l’impact du moucheron, dégagé d’un coup d’essuie-glace ?
  • Ou celui du sanglier, qui fracasse et détruit leur vie ?
  • Ou celui de la buse, qui les fait changer leurs projets et repartir avec une vision toute neuve ?

En hommage à ce valeureux volatile qui a sacrifié sa vie pour nous inspirer aujourd’hui : pour une fois, sois une buse !

God bless,

Pascal

PS : Magie du jeu, devine vers quel article renvoie le lien d’aujourd’hui ?

Drôle de coïncidence…

Drôle de coïncidence…

Accroche-toi, aujourd’hui, c’est le rallye des prénoms (rassure-toi, il n’y a pas de test à la sortie).

Avant-hier, je croisais Cédric pour la première fois depuis six mois.

Il me dit “Pascal, tu aurais pas un job de commercial à me proposer ?”. Je lui réponds que je n’ai rien pour lui.

Le lendemain (hier), c’est mon ami Fred qui, de l’autre bout de la France, publie une annonce sur facebook : “La boîte qui m’emploie recherche un commercial dans la région de Valence”. Je réfléchis : “je dois bien connaître quelqu’un que ça intéresserait, mais qui ?” Ca me tracasse pendant 2-3 minutes, mais je n’arrive pas à faire la connexion (d’aucun dirait  : “mais quel boulet !”). Je passe à autre chose.

L’après-midi, mon ami Marc m’appelle : “Pascal, je peux passer prendre un café ?”. “OK Marc, à tout de suite !”.

Marc déboule avec sa fille. On parle de choses et d’autres. Et notamment, par quel mystérieux chemin de conversation, on parle de Cédric. J’apprends qu’ils se connaissent très bien (chose que je ne savais pas, ou que j’avais oubliée).

D’un coup, la connexion mentale se fait !

J’allume Whatsapp pour écrire à Fred que j’ai un candidat pour lui.

Mais, avant d’écrire quoi que ce soit, le premier message qui apparaît sur mon téléphone, c’est celui de Camille, qui travaille dans la même boîte que Fred, et qui me demande si je connais un commercial dans ma région…

J’appelle Cédric. Il ne répond pas. J’apprendrai plus tard qu’il était à cet instant en train de prier pour sa recherche de travail. Il recherchait sans succès depuis longtemps (et je l’ignorais). Je lui laisse un message. Il me rappelle : il est taillé pour ce job.

Je ne suis pas le recruteur.

Mais je ne serais pas surpris d’apprendre, dans quelques jours, que ça a bien matché entre eux.

Il y a des coïncidences qui semblent parfois si bien dirigées…

Soyons des ponts. Gardons nos antennes à l’affût. Restons à l’écoute du Saint-Esprit. Il y a des réalités dans le monde invisible qui n’attendent que notre vigilance pour être mises en place.

God bless,

Pascal

PS : Une bonne piste ici pour savoir rester attentif…
PS 2 : Mise à jour à J+10 : Cédric a été embauché.

Quel est le point commun entre un pasteur et une maman ?

Quel est le point commun entre un pasteur et une maman ?

On va commencer par une devinette, qui n’est pas une blague.

Quel est le point commun entre la plupart des pasteurs et la plupart des mamans ?

A trop vouloir aider les autres, ils s’oublient eux-mêmes et ignorent leurs propres besoins.

Je t’avais dit que ce ne serait pas une blague.

Observe le nombre de burn outs ou dépressions chez les mamans et chez les pasteurs, tu comprendras.

Aux Etats-Unis, 50% des pasteurs abandonnent dans leurs 5 premières années de ministère. 10% seulement tiennent jusqu’à la retraite.

Mais une maman, ça ne peut pas dire “Je n’en peux plus, j’arrête et je fais autre chose”.

Les mamans d’aujourd’hui sont sollicitées à un point jamais atteint, en même temps que nos modes de vie et de consommation affaiblissent nos organismes. Il n’est pas anodin que des groupes, des communautés de mamans se forment ici ou là pour s’épauler et se serrer les coudes.

Tu es concernée ?

Parmi les solutions existantes, je t’en propose une qui fonctionne assurément :

déplacer ton focus.

Décider que ta priorité du jour ne sera pas ni ton job, ni la lessive, ni les papiers à remplir.

Mais décider que la chose la plus importante aujourd’hui, ce sera ce moment privilégié que tu vas passer avec Dieu. Ce temps d’intimité, seule à seul, où tu vas te mettre à l’écoute de Celui qui connaît déjà tout le contenu de ton planning.

Si tu es concernée par la question du surmenage maternel, ou si tu connais une maman concernée dans ton entourage, je veux vraiment te recommander cet ouvrage, plein de bons conseils, de bienveillance et de témoignages. Sa lecture va t’aider à repenser ton quotidien sous un angle biblique, pour vivre mieux les choses, et t’éviter de craquer.

Ce n’est pas la Bible. Mais c’est une application pratique inspirée d’elle et orientée spécifiquement pour les mamans.

Bonne lecture,

God bless,

Pascal

Tu préfères le faire à la cave ?

Tu préfères le faire à la cave ?

Si tu es comme moi,

tu es une personne qui a besoin de changements réguliers dans la stabilité : une base sûre, et une diversité de moyens d’actions.

Je change régulièrement de manières de passer du temps avec Dieu.

Parfois, c’est dans mon salon. J’ai eu des périodes où je préférais me mettre à la cave. Quand vient le printemps, j’apprécie l’extérieur. Souvent, j’aime prier dans mon bureau. Je l’ai beaucoup fait aussi en pédalant sur mon vélo d’appartement. Occasionnellement, il m’est arrivé d’écouter la Bible en version audio.

Le matin, c’est pour moi le meilleur moment. Mais parfois, la pause de midi, ou le soir sont plus appropriés.

Je prends parfois 3 heures et parfois 3 minutes.

En fait, il n’y a pas une seule bonne manière de faire.

Mais il existe des “trucs et astuces” pour bien vivre son culte personnel et en faire un vrai moment privilégié avec Dieu.

Que tu sois de ceux qui ont besoin d’établir le même rituel toute leur vie, ou de ceux qui s’épanouissent dans le changement, il est nécessaire de savoir tirer le meilleur parti de ce temps mis à part.

Le Pasteur Emmanuel Maennlein, que je t’avais déjà présenté dans le passé – a développé une nouvelle formation vidéo vraiment pertinente pour bien vivre le culte personnel. Il en parle plus en détail dans la vidéo présentée ici.

Bon visionnage,

God bless,

Pascal

Entre colère et tristesse…

Entre colère et tristesse…

Ma précédente Pensée portait sur la question du mariage et du célibat.

J’ai reçu une multitude de messages en retour.

Parmi ceux-ci, une personne de plus de 45 ans, célibataire m’a écrit :

“Jusqu’à sa mort, ma maman a choisi de me garder pour sa vieillesse, brisant toutes les relations de couple possibles.”

J’ai oscillé entre colère et tristesse.

Cher(e) ami(e), si tu es un papa, une maman, je voudrais te dire ceci.

On n’élève pas son enfant pour soi-même. On élève son enfant, on l’éduque, on prend soin de lui, pour en faire un être libre.

Peut-être que ton enfant, devenu adulte, sera célibataire. Peut-être qu’il se mariera. Peut-être qu’il ne fera pas comme tu aurais aimé qu’il fasse. Peut-être qu’il fera des erreurs. Peut-être même qu’il ratera complètement sa vie sentimentale.

Mais cette vie, tu n’as juste PAS LE DROIT de te l’approprier.

On a tous des envies pour notre enfant. Des envies de bonnes choses. Des rêves d’une vie meilleure que la nôtre. Ta responsabilité, c’est de transmettre des valeurs, de donner des conseils, de prévenir des dangers, de partager ce qui compte pour toi, de lui faire profiter de ton expérience de vie pour qu’il grandisse mieux.

Mais, quelle que soit la bonne ou mauvaise raison qu’on mette derrière, on NE VOLE PAS la vie sentimentale de son enfant. Ton rôle, mon rôle de parent, c’est de tout faire pour qu’il s’épanouisse et qu’il vole de ses propres ailes.

Vouloir garder son enfant pour soi – physiquement ou émotionnellement – n’est JAMAIS une bonne idée. Un enfant – quel que soit son âge – ne nous appartient pas. Pendant un certain temps, on en porte la responsabilité, oui (même quand cette responsabilité n’est pas bien assumée). Des liens uniques et inaltérables nous unissent, oui (pour le meilleur et hélas parfois pour le pire).

Mais l’enfant ne nous appartient pas.

Eduquons des êtres libres ! Ce sera la preuve de notre grandeur et l’illustration de notre amour.

God bless,

Pascal

PS : As-tu eu des carences dans ton modèle éducatif qui t’empêchent d’avancer sereinement dans ta vie affective ? Cet ouvrage a été écrit pour toi.

Il n’y a rien d’anormal à ça !

Il n’y a rien d’anormal à ça !

Une jeune femme que j’apprécie beaucoup depuis longtemps m’a écrit un SMS cette semaine.

Je te le retranscris ici texto (hum !) :

“Pascal, tu pourrais pas faire une annonce sur facebook pour me trouver un mari ?”.

Elle a ajouté qu’elle cherchait quelqu’un de chrétien, drôle, motivé dans ce qu’il fait (elle aurait pu ajouter “beau”). Je lui ai répondu que j’étais déjà casé.

C’était sur le ton de la plaisanterie, bien sûr. Mais on sait tous que cette recherche correspond pourtant à une vraie préoccupation, totalement légitime et même biblique.

Il n’y a pas de honte, pas de mal, rien d’anormal à chercher une personne avec laquelle faire sa vie.

C’est naturel et sain.

Et parfois, un petit coup de pouce de la part d’un(e) ami(e), ça peut aider.

Lorsque j’ai rencontré Karine, que je commençais secrètement à éprouver des sentiments pour elle, il a suffit d’une parole d’une de mes cousines pour que je me mette en mouvement et décroche mon téléphone. Quelques temps après, nous étions mariés.

Je ne dis pas qu’il faut s’improviser des dons d’entremetteur(se) à tout bout de champ, de chercher absolument à caser ses amis célibataires. Certains hélas ne respectent pas le célibat de leurs ami(e)s et leur pourrissent un peu la vie comme s’ils (si elles) étaient des êtres “incomplets”. Il y a plein de belles choses à vivre pendant le célibat (et je le pense, vraiment !) et ces ami(e)s-là gagneraient à s’occuper davantage d’eux(elles)-mêmes.

Pourtant, si c’est fait avec mesure et équilibre, sagesse et bienveillance, ça peut valoir la peine de mettre deux personnes en relation. Nos vies sont très occupées, les distances nous séparent, les occasions de rencontrer quelqu’un “par hasard” peuvent être limitées.

Alors une petite aide pour amorcer la relation,

ça ne coûte pas grand chose et ça peut tout changer. Si ça matche entre eux, c’est génial, tu seras invité au mariage ! Et si ça matche pas, c’est pas la fin du monde : tes amis seront quand même contents et reconnaissants que tu aies pensé à eux. Tu ne seras pas mis en échec pour autant !

Reste humble et ne fais pas une affaire personnelle de la réussite de cette mise en relation. Tu ne pourras jamais être tenu(e) pour responsable de l’alchimie amoureuse !

Equilibre, sagesse, bienveillance, humilité : à toi de jouer ?

God bless,

Pascal

PS : Que tu aies ou non trouvé l’homme / la femme de ta vie, je te présente ici quelques ressources vraiment utiles pour préparer ou améliorer utilement ta vie conjugale.

Elles sont tombées de ses yeux !

Elles sont tombées de ses yeux !

C’est arrivé il y a 3 jours.

Un de mes amis m’appelle.

“Pascal, ça y est, je ne vais plus t’embêter très souvent !”

Bon, d’une, il ne m’embêtait pas.

Mais surtout, il avait comme découvert le graal.

Depuis des années, il était empêtré dans des soucis pour lesquels il ne voyait pas d’issue. Il pensait n’avoir le choix qu’entre de mauvaises solutions, dont aucune ne semblait vraiment moins mauvaise que l’autre. Et le status quo le rongeait de l’intérieur.

“C’était là, devant mes yeux, et je le voyais pas !”. L’exaltation d’un sentiment de liberté retrouvée !

Alors je lui ai demandé : “Tu as remarqué à quel point les choses sont allé vite depuis que tu marches avec Dieu ? Depuis que tu as renoué ta relation avec lui ?”

“Bah oui, c’est comme si des écailles étaient tombées de mes yeux. J’ai prié et les choses se sont révélées, comme une évidence !”

Voilà. C’est là que ça se passe.

Dans l’intimité avec Dieu.

Si tu alimentes ta relation avec lui, il va te le rendre ! Bien plus que tu ne l’imaginais.

Alors aujourd’hui, j’ai un cadeau à t’offrir. Je me suis entretenu avec un autre ami cette semaine, Romain Lagache. En fait, je ne le connaissais jusque là que par personne interposée.

Romain dirige un ministère nommé Jésus Identité. Il veut inviter les chrétiens à aller plus en profondeur dans leur intimité avec Jésus.

Alors quand il m’a dit qu’il voulait offrir un e-book, j’ai regardé ce que c’était (pour pas te mettre n’importe quoi sous les yeux). Et j’ai dit OK.

Ce sont 12 témoignages inspirants, qui vont te donner envie d’avancer davantage avec Jésus.

C’est cadeau, tu as juste à cliquer sur “télécharger”.

Lis-le et envoie le lien à tes amis : ça leur fera du bien.

Et je serai tellement heureux de voir que toi, eux, puissiez dire aussi “C’est comme si des écailles étaient tombées de mes yeux.”

God bless,

Pascal

“Les internautes sont choqués ?” A d’autres !

“Les internautes sont choqués ?” A d’autres !

As-tu déjà remarqué ?

Dans la presse, toutes les personnalités publiques sont plus ou moins réunies sous le même vocable d’“icônes”. J’aurais plutôt tendance à dire que, pour être une icône, il faut déjà avoir un peu bourlingué…

Quand viennent les beaux jours, “les parisiens” investissent les parcs publics (même s’ils sont 2000 sur une population de 2,2 millions).

“Les internautes sont choqués par l’attitude de…” Comme si les internautes, c’était une masse homogène.

“Les évangéliques disent que…” (en montrant généralement des spécimens qui me font tomber de ma chaise), “les catholiques affirment que…” (comme si 1,3 milliard de personnes pouvaient parler sans nuance).

“Les Français”, “les Africains”, “les femmes”, “les riches”, …

C’est un assez bon révélateur du niveau de profondeur d’un média que de vérifier s’il assimile un segment d’une population à la population tout entière.

Bien des fois, je ne m’identifie pas du tout aux caractères du groupe auquel je suis affecté. Et cela n’a rien à voir avec la théorie du genre !

Pourquoi ? Parce que je suis unique !

Tu es unique !

Et si nous sommes uniques, c’est parce que Dieu nous a voulus ainsi.

Mon identité m’est propre, et elle m’a été remise par celui qui m’a créé. Je ne suis pas celui que les autres disent de moi. Ni même ce que moi, je dis de moi.

Tu es celui (celle) que ton créateur a décidé que tu sois.

Alors, que dit ton créateur de ton identité ?

Quelques réponses dans la vidéo ici (je sais, elle est un peu longue, pas très bien tournée, elle date du début du confinement… mais si tu fais abstraction de ça, je t’assure, je dis des choses intéressantes dedans !)

Bon visionnage,

God bless,

Pascal

L’arbre de Zacharie

L’arbre de Zacharie

Hier matin, j’étais en train de lire dans mon jardin.

Soleil, brise légère, quelques chants d’oiseaux, les enfants encore couchés. Parfait.

Mon regard a alors été attiré par une petite boule noire dans un arbrisseau.

Elle était là !

Une mûre.

Je me suis levé, j’ai regardé davantage : il y en avait une dizaine !

Ce mûrier platane a une histoire.

On l’appelle chez nous “l’arbre de Zacharie”.

Il y a six ans, mon fils Zacharie était en CE1. Il avait visité une magnanerie avec sa classe. Il était revenu avec une mûre dans sa poche. Il l’a plantée dans un godet avec un peu de terreau, il l’a arrosée. Ca a commencé à pousser. Puis les mois passant, il l’a oubliée.

L’hiver est arrivé, la jeune pousse a séché.

Au printemps suivant, elle a repris.

Il l’a arrosée un peu. L’année est passée, l’hiver aussi. La pousse a séché.

Rebelotte l’année suivante. On se disait que cette pousse avait vraiment envie de vivre.

Après 3 hivers au seuil de la mort, je me suis quand même décidé à mettre cette pousse en pleine terre. Ma fille adore creuser des trous dans le jardin. Il y avait un trou qui était là tout prêt. Une minute et vingt-trois secondes plus tard, le problème du godet qui trainait au milieu depuis trois ans était résolu.

Une année plus tard, alors que le petit arbre mesurait une soixantaine de centimètres, j’ai un jour fait un feu à proximité. Il n’a pas aimé la chaleur et a encore failli y passer.

Au bout d’un moment, ma belle-mère l’avait pris en affection. Chaque fois qu’elle était de passage chez nous, elle en prenait soin.

Il mesure maintenant deux mètres et nous a offert ses premiers fruits hier matin.

Je pensais pourtant jusqu’à cette découverte que cet arbre ne donnerait pas de fruits. Moi qui ne suis pas féru en botanique, j’ai appris (après quelques rapides recherches) que, non seulement il donne des fruits, mais qu’en plus, ceux-ci sont parfaitement comestibles, ce qui est la cerise (si je puis dire) sur le gâteau. J’ai goûté : ils sont délicieux !

Tu n’as peut-être pas grandi dans des conditions faciles.

Ceux qui devaient prendre soin de toi t’ont peut-être fait morfler.

Tu as peut-être été maltraité(e) au point de manquer de crever – physiquement, psychologiquement, émotionnellement, spirituellement.

Mais tu es vivant(e) ?

Alors tu portes en toi cette semence de vie et de bénédiction, qui nourrira les uns et procurera fraîcheur et protection aux autres.

Dieu n’en a pas fini avec toi !

God bless,

Pascal

PS : Pour aller plus loin, je te recommande ce témoignage d’une vie radicalement restaurée.