Je leur ai demandé pardon…

Je leur ai demandé pardon…

J’ai fait des fautes dans le passé.

Des choses dont je ne peux pas vraiment me glorifier.

Mais je peux te le dire droit dans l’e-mail : le passé est passé.

Il y a quelques années, pendant un culte, au moment du passage de la collecte, le Saint-Esprit m’a tout retourné à la lecture d’un verset :

Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande. (Matthieu 5:23-24).

J’ai laissé mon offrande dans ma poche. Je suis entré en moi-même. J’ai prié. J’ai pleuré.

Et j’ai demandé pardon.

J’ai décidé de tout remettre à plat dans mes relations.

Je ne voulais rien laisser qui puisse se mettre en travers de ma relation avec Dieu et avec les gens.

Parce que l’écriture est un langage qui m’est plus accessible, j’ai écrit (et j’ai conscience que d’autres moyens d’expression sont plus appropriés pour d’autres personnes).

→ J’ai écrit à des membres de ma famille avec lesquels les relations avaient été longtemps abîmées, voire interrompues.

→ J’ai écrit à des gens à qui j’avais causé un bien maigre tort au regard des méchancetés par lesquelles ils m’ont répondu.

→ J’ai écrit à ceux que j’avais véritablement offensés par mon attitude, mes propos, mes actions.

→ J’ai même écrit aux gérants de l’épicerie à qui j’avais volé des cartes postales quand j’étais gamin (et je leur ai remboursé les cartes, avec un petit bonus).

Tous ne m’ont pas répondu.

Quelques-uns m’ont snobé.

Quelques-uns m’ont rapidement signifié entre deux portes qu’ils avaient bien reçu ma lettre, sans mesurer la dose de travail qu’il m’a fallu faire sur moi-même pour l’écrire.

Quelques-uns m’ont appelé, écrit, invité chez eux, ou serré dans leurs bras. Certains l’ont fait immédiatement, d’autres ont pris plus de cinq ans, d’autres ne l’ont toujours pas fait.

Je n’attends pas que ces personnes me pardonnent pour être libéré. Libre, je le suis déjà. Pardonné, je l’ai été par Christ.

Ma main a été tendue, je ne peux pas faire leur travail de la saisir. Ma part est faite.

Peut-être t’es-tu rendu coupable d’une (ou plusieurs) faute(s) dans le passé ?

Légères ou énormes, elles abîment ta relation avec les gens et avec Dieu.

Est-il temps pour toi de passer à une autre étape ? Y a-t-il un pardon que tu dois demander afin de libérer les horizons, renouer le contact, te libérer du poids de la culpabilité ?

J’ai fait des fautes. Je continue d’en faire. Je les reconnais. J’essaye de les réparer autant que possible (et aussi vite que possible).

Mais je ne veux pas que celles-ci définissent mon avenir.

Je ne les laisse pas décider de qui je suis aujourd’hui et qui je serai demain.

Demander pardon est une épreuve, oui. Je te le confirme. C’est dur. Ce n’est pas naturel. Ca coûte. On a besoin de l’aide de Dieu pour le faire.

Mais derrière cette épreuve, crois-moi, se trouve un océan de paix et de liberté dans lequel peuvent enfin être activés les bienfaits en réserve pour toi.

Me tenir devant mon clavier pour t’écrire aujourd’hui en est la preuve.

De tout coeur avec toi.

God bless,

Pascal

PS : Qu’il soit accordé ou demandé, le pardon contient une puissance libératrice phénoménale. Je te recommande vivement ce film bouleversant.

25 ans après, je me rappelle très bien du message…

25 ans après, je me rappelle très bien du message…

Prends un ballon de baudruche.

Gonfle-le. Approche une allumette. Pas de surprise : le ballon éclate.

Renouvelle l’expérience, mais remplis cette fois le ballon avec de l’eau. Approche l’allumette. Le ballon n’éclate pas.

Lorsque l’ado que j’étais a vu cette expérience, j’étais fas-ci-né !

Et là, l’animateur de l’expérience te dit que le ballon, c’est toi ; l’eau, c’est Christ ; le feu, c’est l’épreuve. Pas besoin de tourner autour du pot :

25 ans après, je me rappelle très bien du message.

C’est le même process (en un peu moins fun) qui est à l’oeuvre quand on me montre une courbe de croissance, un diagramme, un diaporama. J’intègre dix fois mieux que quand j’écoute une conférence sans aide visuelle.

Ca ne correspond peut-être pas à tout le monde. Mais je fais partie de ceux qui sont assez sensibles au visuel.

Il existe plein de circonstances pour transmettre l’Evangile,

ou, du moins, quelque chose de l’Evangile. En famille, avec des amis, au cours d’un culte ou d’une messe, il y a toujours des publics pour qui le visuel est essentiel pour stimuler la compréhension.

Quand je veux transmettre quelque chose à mes enfants, et que je le fais avec un papier et un crayon, clairement, ça passe plus facilement.

Je t’encourage à rivaliser d’ingéniosité, d’audace et d’innovation

pour transmettre ce que tu as à coeur de manière pertinente et percutante.

Et si tu avais besoin d’aide pour cela, regarde par ici, le travail est déjà tout fait.

Je te souhaite de belles expériences et de beaux partages !

God bless,

Pascal

Tu es un âne !

Tu es un âne !

C’était un dimanche matin, il y a quelques années.

J’étais de passage dans l’église d’une autre ville, où je vais de temps en temps.

Je m’y ennuyais à mourir : la monotonie, le traditionalisme sclérosant qui y régnaient avaient tendance à me faire trépigner à l’intérieur de moi.

Le point d’orgue ? C’était l’orgue. Celui qui accompagnait le moment de l’offrande, jouant ses airs les plus sinistres (je n’ai rien contre les orgues pourtant !).

Dès les premières notes, je ne pouvais m’empêcher de chuchoter d’une voix grave à l’oreille de ma femme : “Bien-aimés, nous sommes réunis en ce triste jour pour accompagner notre frère dans son dernier voyage…”.

Parole et musiques assortis.

Coup de coude entendu de Karine, ce qui signifie (selon ma traduction) : “Je sais que tu as raison, mais s’il te plaît, pas ici !”.

Pardon, organiste. Je sais que tu jouais de tout ton coeur.

C’était juste pas mon truc.

Mais ça semblait convenir à l’assemblée.

Le pasteur était nouvellement nommé.

Il faisait ce jour-là un message pour encourager les gens à se mettre en mouvement, à aller de l’avant, à sortir de leurs murs. J’ai kiffé.

A la fin, je suis allé le féliciter. “Ah, ton message était top ! C’est exactement ce que cette église avait besoin d’entendre”.

J’attendais de sa part une confidence, quelque chose du style “Oui, j’essaye de les bouger un peu parce que sinon, il se passe pas grand chose”.

Ou, au moins, un plus pastoralement correct : “Par la grâce de Dieu, nous sentons souffler le vent de l’Esprit et nous commençons à voir des signes de renouveau”.

Il m’a juste dit merci poliment. Point.

Et ça m’a interpellé.

Et je me suis dit : “Pascal, tu es un âne.

Avant de pointer chez les autres ce qu’ils font ou ne font pas, est-ce que tu t’es regardé ?”

Depuis…

je n’arrive pas encore à m’empêcher de prononcer l’oraison funèbre pendant l’orgue (c’est mal, je sais, j’y travaille).

Mais avant de penser que le message est parfait pour les autres, j’essaye d’abord de voir ce qui devrait changer chez moi.

Et en général, ça a déjà de quoi m’occuper un moment.

God bless,

Pascal

PS : S’il t’arrive d’avoir quelques frustrations à gérer, voici un bouquin qui va t’aller comme un gant, fais-moi confiance.

Mais comment tu sais ??

Mais comment tu sais ??

Karine et moi terminions une semaine dans un pays du Maghreb.

Nous prenions un taxi pour l’aéroport. Par hasard, c’était la troisième fois que nous avions le même chauffeur, Mohamed. Un monsieur de 70 ans, crispé sur son volant, vif comme l’éclair malgré son dos courbé et sa vue défaillante, une conduite à la Samy Naceri et le sourire des papis qu’on veut serrer dans les bras.

Je lui demande : “Mohamed, sais-tu si Dieu t’aime ?”

Il me répond : “Inch Allah ! Je sais pas.”

Alors je lui ai dit que moi, je le savais. “Oui, mon ami, Dieu t’aime !”

Il tourne sa tête vers moi. Je frémis en voyant que la voiture qui nous précède est à moins d’un mètre.

“Mais comment tu sais ??”

“Parce qu’il me l’a dit !”

Il se tourne vers ma femme assise sur la banquette arrière. Nous tremblons pour notre vie ! : “Et ton femme aussi il pense comme toi ?”

“Oui. Euh, regarde ta route, Mohamed”.

Et nous venons à discuter de cela.

Mohamed semblait entendre une révélation.

Arrivé à notre destination, nous étions en sueur, il a ouvert le coffre, a sorti nos bagages, puis m’a tendu un sachet en plastique contenant une pomme.

Son cadeau pour moi.

J’ai appris des mois plus tard, en racontant cette histoire à mon ami Saïd Oujibou qui connaît bien le contexte, que cette pomme était certainement le repas de midi de ce chauffeur.

Entendre pour la première fois que tu es aimé, quelle grâce ! Savoir que, non seulement, ton Dieu est miséricordieux, mais qu’au-delà de cette miséricorde, il t’aime profondément, cela change ABSOLUMENT TOUT.

Je ne sais pas si ça a changé la vie de notre chauffeur. Mais ça a visiblement changé sa journée.

God bless,

Pascal

Un peu plus haut que leur derrière…

Un peu plus haut que leur derrière…

L’Epître aux Romains, elle est sympa.

Elle s’appelle “Epître de Paul aux Romains”, mais elle aurait presque pu s’appeler “Epître d’Obélix aux Romains”, parce qu’en la lisant, on se prend deux cents claques à la minute.

Et donc entre deux claques, je fais une pause sur un petit passage (chapitre 2 : 25-28) :

“La circoncision est utile si tu mets en pratique la loi ; mais si tu transgresses la loi, ta circoncision devient incirconcision. […] L’incirconcis de nature, qui accomplit la loi, ne te condamnera-t-il pas, toi qui la transgresses, tout en ayant la lettre de la loi et la circoncision ? Le Juif, ce n’est pas celui qui en a les apparences ; et la circoncision, ce n’est pas celle qui est visible dans la chair.”

On évite d’emblée de visualiser, parce qu’à vrai dire, des circoncisions visibles dans la chair, j’en ai pas vu des masses (de chair). Bref…

Tenons-nous en donc à la paraphrase :

Tu peux te dire chrétien à condition de chercher vraiment à suivre le Christ. Mais si tu n’obéis à pas à Christ, pas la peine de te dire chrétien. Le non-chrétien, qui agit en chrétien, n’est-il pas en mesure de te reprendre, toi qui ne respectes pas les commandements de Jésus tout en te disant chrétien ? Le chrétien, ce n’est pas celui qui va à l’église et qui a tout le cursus qui va bien.”

Et là, je dis un grand BOOOOOOOOM !

Toutes ces fois où j’ai jugé des gens qui, se disant chrétiens ou non, n’avaient pas leur vie bien réglée. Ces couples qui n’étaient pas mariés mais qui avaient pourtant tellement à m’apprendre sur le couple. Ces athées qui donneraient leur chemise pour aider leur prochain. Ces musulmans qui ont des choses à me dire sur la fraternité. Ces homosexuels qui m’enseignent à ne pas m’arrêter aux apparences. Ces alcooliques qui ont une vraie expérience sur les relations humaines.

Celui qui est athée, de culture musulmane, homosexuel, en couple non marié et alcoolique, décroche le pompon. 

OK, au sens biblique, tout n’est peut-être pas “en règle” dans leur vie.

Dans la mienne non plus d’ailleurs.

Mais, sur un domaine ou sur un autre, ils peuvent me reprendre, m’inspirer, me parler, m’enseigner.

Trop de chrétiens (et c’est parfois mon cas) pètent un peu plus haut que leur derrière, estimant que, parce qu’ils connaissent (plus ou moins) la Parole, pas de n’importe qui, mais de Dieu, cela leur confère une certaine hauteur sur les autres.

Il existe une forme d’arrogance chrétienne en effet, qui contraste avec l’humilité que Christ nous demande.

Avoir autorité, prendre autorité parfois, n’est pas incompatible avec une humilité authentique !

Vivons-là.

Et acceptons la leçon, d’où qu’elle vienne.

Dieu n’est pas limité pour ne parler qu’au sein de notre communauté chrétienne !

God bless,

Pascal

Il l’a bien cherché !

Il l’a bien cherché !

As-tu dans ton entourage une ou des personnes en situation de dépendance aux drogues ?

Je sais qu’une idée assez répandue est que, si cette personne est dépendante, c’est qu’elle ne veut pas s’en sortir. Elle ne veut pas faire l’effort. Je l’ai entendu si souvent… Et quand ce n’est pas dit, c’est pensé si fort !

Mais la vérité, c’est qu’on ne part pas tous avec les mêmes chances. Et qu’on ne vit pas les mêmes vies.

Dans une même fratrie, un frère va sombrer et l’autre non.

Parfois, c’est la situation sociale qui mène à des comportements de dépendance. Parfois un événement familial, une crise, un choc psychologique, une situation d’ennui, un besoin d’évasion, une mauvaise influence provenant d’un “ami” ou d’un média…

Mille circonstances peuvent conduire quelqu’un à goûter quelque chose, qui l’amènera en situation de dépendance.

Personne n’a à juger pourquoi la personne a goûté et a sombré.

Mais nous devrions la regarder avec compassion, avec amour et bienveillance.

Le témoignage de Sabrina Kébli que tu peux visionner ici est éloquent.

Sortir de la dépendance seul est quasiment impossible. Il faut de l’aide. Si tu t’en sens capable, je veux t’encourager à être cette main tendue pour une personne qui n’arrive pas à s’en sortir. Elle n’attend peut-être que toi. Un mot de toi. Un encouragement. Un témoignage d’affection. “Tu comptes pour moi”.

Aujourd’hui, tu peux être l’épaule et la voix de Dieu pour une personne embourbée dans une situation dont elle n’arrive pas à se libérer.

Sans la juger, juste en l’aimant, peux-tu lui témoigner en action le coeur que le Père a pour elle ?

God bless,

Pascal

PS : Pour aller plus loin, je t’encourage à lire et offrir le livre-témoignage de Sabrina Kébli, disponible ici. Edifiant.

C’est un caprice de riche !

C’est un caprice de riche !

L’une de mes précédentes Pensées portait sur l’unité chrétienne. Plus spécifiquement sur l’unité catholiques-évangéliques.

Comme on pouvait s’y attendre, j’ai reçu quelques e-mails en retour…

Pour schématiser, on m’a écrit que les cathos sont à côté de la plaque avec leurs statues, leurs prières à la Vierge et leur pape non-biblique.

Je ne peux que les comprendre. Parce qu’à une époque, j’ai tenu à peu près ce langage.

Mais voilà.

Je me rattache très volontiers à la foi évangélique. Il est certain que catholiques et évangéliques ne sont pas d’accord sur tout. Les statues, les prières adressées à la Vierge, la place accordée à la tradition, etc… ce ne sont vraiment pas des choses qui matchent avec ma pratique ou ma lecture des textes bibliques. Je l’assume.

Et certaines pratiques évangéliques agacent les cathos. C’est assumé aussi et je n’en changerai sans doute pas.

Mais ce que j’ai retenu de mes collaborations avec les catholiques, c’est que…

Nous avons une base commune colossale sur laquelle nous appuyer.

Dans le désordre :

👉la Bible

👉Dieu

👉la Trinité

👉Jésus (sa naissance, sa résurrection, son amour, son pardon, etc)

👉les valeurs chrétiennes

👉les récits de la Création

👉et de l’Apocalypse

👉les Dix Commandements comme base civilisationnelle

👉le Sermon sur la Montagne

👉le sang des martyrs

👉les prophéties réalisées ou en attente de réalisation

👉et quelques milliers d’autres choses…

Tout ceci constitue un socle commun tellement énorme et profondément ancré qu’on ne mesure son étendue que lorsqu’on se retrouve face à des comportements hostiles aux chrétiens (et nous savons que tôt ou tard, nous y serons confrontés).

C’est dans l’adversité qu’on reconnaît ses alliés.

Qu’on peut identifier et construire sur nos bases communes.

Quant au reste, on peut en discuter, argumenter, débattre. Y compris lorsqu’il s’agit de sujets essentiels comme la doctrine du salut. Et c’est bien de le faire. C’est riche. Mais si les discussions ne se clôturent pas sur ce qui nous rassemble : laisse tomber !

Lorsque les Arméniens de la génération de mes grand-parents ont été massacrés à cause de leur foi,…

on ne leur a pas demandé s’ils étaient catholiques, évangéliques ou apostoliques :

tous passaient au fil de la même épée !

Refuser l’unité chrétienne n’est pas un principe sage de gardiens du temple. Pour moi, c’est un caprice de riche qui fait le jeu du diviseur.

Reconnaître nos différences n’est pas se compromettre. Dans la persécution, nos différences ne font plus vraiment la différence.

Faut-il vraiment attendre la persécution pour commencer à nous rapprocher ?

God bless,

Pascal

PS : Pour aller plus loin dans la réflexion, je te remets le lien vers ce très bon livre sur l’unité .

Foi de volaille…

Foi de volaille…

Comme je l’ai évoqué dans une précédente Pensée, j’ai quelques poules dans mon jardin.

Cinq poules qui ont un enclos assez grand pour qu’elles puissent gambader joyeusement et nous fournir chaque jour 3 ou 4 oeufs, parfois 5.

Les poules se nourrissent de graines et de la plupart de nos déchets alimentaires. Epluchures, gras de jambon, trognons de fruits, feuilles de salades défraîchies : elles nous transforment tout ça en oeufs.

Et les poules, ça mange tout le temps. Ca n’est quasiment jamais rassasié. Tant que tu leur donnes, elles mangent.

Leur enclos n’est pas très loin de la porte-fenêtre de la cuisine et de la porte d’entrée de la maison. 

Ce qui fait que chaque fois qu’on a quelque chose à leur donner, on est devant leur enclos en quelques pas. Chaque fois qu’on entre ou qu’on sort de la maison, on passe devant elles.

Et chaque fois qu’elles nous voient, elles se précipitent vers nous dans l’espoir qu’on leur donne quelque chose.

Elles restent le plus souvent du côté de l’enclos où on leur donne à manger. Mais si elles s’éloignent, où qu’elles soient dans leur enclos, quoi qu’elles fassent : elles cavalent dès qu’elles nous entendent.

J’aimerais te dire que j’ai avec Dieu la même attitude que les poules avec moi. Mais ce n’est pas vrai. Tellement souvent, il a quelque chose de bon à me donner, et je reste allongé sous la haie. Il a une assiette pleine de bons gros morceaux, mais je suis trop occupé à chercher une fourmi. Il sort avec de beaux fruits frais mais je ne veux pas être dérangé pendant que je nettoie mes plumes.

Aujourd’hui, je prie que Dieu fasse grandir en toi et en moi, la même faim permanente et insatiable. La même disponibilité immédiate et indiscutable. J’aimerais que même les miettes de la Parole, les plus petits fragments, puissent provoquer chez moi une avidité absolue.

God bless,

Pascal

Nous ne sommes pas d’accord sur tout. Mais…

Nous ne sommes pas d’accord sur tout. Mais…

J’ai été contacté par mon amie Elisabet.

Elle gérait un projet de clip participatif pour la chaîne Youtube Inspir TV.

Le thème ? L’unité des chrétiens.

C’est un sujet qui me tient à coeur. Aujourd’hui.

Parce que je dois t’avouer que ça n’a pas toujours été le cas. Il y a quelques années, tu m’aurais parlé des catholiques, c’était une autre chanson. Je t’aurais dit que nous sommes frères et soeurs, tout en pensant que les évangéliques étaient quand même plus frères et soeurs que les autres.

Et puis j’ai vécu quelque chose durant lequel je me suis senti très proche de certains catholiques, beaucoup plus proche que certains de ma “famille protestante”.

J’ai vu Dieu agir, vraiment, dans des milieux assez éloignés du mien.

Alors j’ai envoyé valser mon esprit de clocher, et j’ai reconnu à quel point ce qui m’unissait aux autres familles chrétiennes était plus fort que ce qui nous séparait.

Et je vais très bien, merci.

Bien sûr, nous ne sommes pas d’accord sur tout. Il y a des points que je ne suis pas prêt à promouvoir. Et c’est passionnant, parce que ça nous donne plutôt des discussions du style : “Ah oui ? et comment il fait Dieu chez toi ? et comment tu le comprends ce texte ? moi, je le comprends comme ça…”.

Et l’autre m’enrichit, m’interpelle, fait parfois bouger mes lignes, et me donne l’occasion de partager mon propre vécu.

Je sais que les églises évangéliques sont pleines de déçus du catholicisme. Je sais aussi que d’anciens évangéliques se tournent vers l’église catholique.

Alors quand Elisabet m’a demandé si je voulais participer au projet, c’est immédiatement que lui ai dit un grand OUI.

Sur ce même sujet, voici deux ressources que je souhaite te conseiller.

La première est un livre sur le thème de l’unité des chrétiens.

La seconde est le CD contenant la chanson “Les murs de division” utilisée dans le clip.

God bless,

Pascal

Je ne peux pas faire ta part…

Je ne peux pas faire ta part…

Il y a deux ans, je suis allé visiter Israël.

J’ai vu le Jourdain et la Mer Morte, entre autres.

Se baigner dans la Mer Morte est une expérience vraiment spéciale. Hormis le fait qu’on flotte dedans, ça fait un peu l’effet de se plonger dans du sirop.

Gare aux yeux, gare aux lèvres, gare aux petites coupures que tu peux avoir. La très forte teneur en sel rend l’eau hyper agressive en cas de contact.

La Mer Morte est le point d’altitude le plus bas au monde. Nous sommes à 430 mètres sous le niveau de la mer. Le Jourdain qui s’y déverse ne peut pas descendre plus bas, et l’eau reste là, condamnée à s’évaporer, laissant son sel s’accumuler au fil des siècles (c’est un peu plus complexe que ça, mais je te la fais courte).

Pas de vie dans la Mer Morte. Plus exactement, la Mer Morte, son sel, sa boue, regorge de minéraux uniques au monde, dont les vertus sont reconnues mondialement pour les maladies de peau. Des curistes s’y pressent chaque année.

Pendant la période de crise du coronavirus, je t’ai offert le livre “Coronavirus : où est Dieu ?” en téléchargement (si tu ne l’as pas encore téléchargé, c’est gratuit et ça se passe ici).

Quand j’ai lu ce livre, il m’a convaincu.

C’est un livre qui doit circuler, parce que son contenu est vraiment précieux pour nos contemporains. Ce n’est pas la Bible, mais il réunit des réponses bibliques, scientifiques, historiques, philosophiques, qui pointent vers Dieu.

Et les gens d’aujourd’hui ont besoin de Dieu d’une part, et de réponses “objectives” et “scientifiques” d’autre part.

Tu peux être une Mer Morte,

qui garde pour toi ce qu’elle a reçu, qui ne transmet pas, qui renferme un trésor que les autres doivent aller fouiller pour le trouver au fond de toi.

Ou tu peux être un canal, une source qui transmet, qui libère, qui partage.

Offre ce livre largement : partage le pdf que tu as reçu, offre-leur le livre imprimé (par lot de 10, chaque livre revient au prix d’un café et d’un croissant).

Je ne peux pas le leur offrir à ta place.

Je ne connais pas ton gardien d’immeuble, ton facteur, ta boulangère, ton collègue de travail, ton beau-frère, ta voisine ni la maîtresse de ta fille. Toi, tu les connais. Et ils ont besoin de connaître ce message.

Ainsi, pour eux, il pourra y avoir authentiquement un avant et un après le coronavirus.

A toi de jouer.

God bless,

Pascal