On a sorti le saucisson et le rosé. Et on a perdu.

On a sorti le saucisson et le rosé. Et on a perdu.

J’avais 21-22 ans. J’ai eu le privilège de pouvoir participer à deux régates en voiliers.

Nous étions une cinquantaine de bateaux concurrents, et la course se déroulait sur toute la journée. Un groupe de trois ou quatre étudiants accompagnait un capitaine (que nous découvrions le matin même), propriétaire de son bateau.

Je ne connaissais rien à la voile : le spi, le foc, les bouts, les mâts, tout ça m’était étranger… Je savais juste grâce au Capitaine Haddock que bâbord était à gauche et tribord à droite, comme dans “batterie”. Sorti de là…

Et pourtant, la première année, notre bateau a gagné la course. Le capitaine avait su nous motiver, nous former sur le tas, nous apprendre à l’écouter. Un vrai leader qui avait envie de nous amener vers la victoire. Nous l’écoutions scrupuleusement, avec joie, confiance et attention.

Avec notre équipage, nous avons ramené la coupe à notre école et nous en étions fiers.

La deuxième année, nous n’avons pas gagné.

Les organisateurs nous avaient affectés sur un autre bateau. En milieu de course, le capitaine avait décidé de s’arrêter avec un ou deux autres bateaux concurrents. Le temps était splendide, grand soleil. On a sorti le saucisson, le rosé, on s’est baignés. On a bien profité !

C’était un tout autre charme. Mais on n’était clairement plus dans la course.

Et le gagnant ? C’était le même bateau que la première année. Nous regardions un peu penauds cette coupe passer dans les mains du même capitaine, mais pas du même équipage.

Je me souviens du nom du premier bateau et du visage du capitaine. Aucun souvenir du deuxième.

Assurément, le capitaine n’était pas étranger à la victoire…

La victoire, c’est un équipage qui est à l’écoute de son capitaine, et un capitaine qui sait où il veut mener son équipage.

Se mettre à l’écoute du Capitaine, celui qui veut nous donner la victoire, est-ce si nouveau ?

Peut-être que tu ne connais pas grand chose du Capitaine, ou peut-être au contraire que tu le connais très bien.

Mais une chose est sûre : si tu embarques avec le meilleur capitaine pour te mener vers la victoire, et si tu apprends à l’écouter, vous allez former une équipe IN-AR-RE-TABLE !

Je te propose ici des ressources précieuses pour développer ton écoute du Grand Capitaine.

Ca mange pas de pain. Ni de saucisson. Mais ça va t’emmener droit vers la victoire.

“J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m’est réservée” (2 Timothée 4:7-8)

Bonne course.

God bless,

Pascal

Il n’avait rien pour attirer les regards…

Il n’avait rien pour attirer les regards…

Je n’ose pas le dire. On me croirait sans coeur (ce que je ne suis pas).

Pendant plus de 10 ans, je me suis occupé de la sélection des CD pour Séphora Musique.

Avec mes collègues, je recevais des centaines, des milliers de propositions d’artistes chaque année. Ils nous envoyaient leur CD, on écoutait, et on décidait de ce qu’on voulait distribuer ou non. C’était du temps où nous faisions encore des catalogues papier. 

On commence à se faire une idée d’un CD rien qu’en regardant sa pochette.

Plus d’une fois, j’ai soufflé en voyant ce qui m’arrivait.

Parfois, parce que le contenu musical était vraiment à l’image du visuel. C’est-à-dire… comment le dire sans être offensant… tu m’as compris.

Ceux-là, je les recalais direct. Après écoute, bien sûr.

Et puis parfois, je soufflais parce que l’artiste tenait absolument à cette couverture franchement mauvaise, alors que le contenu musical était excellent. Mais c’était trop tard, il avait déjà fait fabriquer les CD.

Alors je référençais quand même l’album, parce qu’il était de qualité. Mais j’usais de quelques artifices pour “cacher la misère” dans le catalogue : je veillais à ce que le visuel ne soit pas trop gros, je demandais au graphiste d’ajouter un picto par-dessus, je mettais en valeur une photo d’illustration.

Pour les livres, c’est pareil. Parfois, des livres vraiment bons sont flingués par une couverture mauvaise. Les éditeurs le savent : en changeant la couverture, ils peuvent redonner une nouvelle jeunesse à un bouquin que personne ne voulait.

Et tu sais quoi ?

C’est pareil pour les gens. On se fait une idée d’eux rien qu’en les voyant. Un physique disgracieux abrite parfois un coeur d’or. 

Heureusement que Dieu ne nous juge pas à notre physique.

Alors, si j’ai un petit conseil à te donner, quand tu visites les pages de livres présentés sur eXcaléo, prends la peine d’aller au-delà de la couverture. Les mines d’or se cachent parfois derrière de vieux cailloux moches…

Bonne visite,

God Bless,

Pascal