“Les internautes sont choqués ?” A d’autres !

“Les internautes sont choqués ?” A d’autres !

As-tu déjà remarqué ?

Dans la presse, toutes les personnalités publiques sont plus ou moins réunies sous le même vocable d’“icônes”. J’aurais plutôt tendance à dire que, pour être une icône, il faut déjà avoir un peu bourlingué…

Quand viennent les beaux jours, “les parisiens” investissent les parcs publics (même s’ils sont 2000 sur une population de 2,2 millions).

“Les internautes sont choqués par l’attitude de…” Comme si les internautes, c’était une masse homogène.

“Les évangéliques disent que…” (en montrant généralement des spécimens qui me font tomber de ma chaise), “les catholiques affirment que…” (comme si 1,3 milliard de personnes pouvaient parler sans nuance).

“Les Français”, “les Africains”, “les femmes”, “les riches”, …

C’est un assez bon révélateur du niveau de profondeur d’un média que de vérifier s’il assimile un segment d’une population à la population tout entière.

Bien des fois, je ne m’identifie pas du tout aux caractères du groupe auquel je suis affecté. Et cela n’a rien à voir avec la théorie du genre !

Pourquoi ? Parce que je suis unique !

Tu es unique !

Et si nous sommes uniques, c’est parce que Dieu nous a voulus ainsi.

Mon identité m’est propre, et elle m’a été remise par celui qui m’a créé. Je ne suis pas celui que les autres disent de moi. Ni même ce que moi, je dis de moi.

Tu es celui (celle) que ton créateur a décidé que tu sois.

Alors, que dit ton créateur de ton identité ?

Quelques réponses dans la vidéo ici (je sais, elle est un peu longue, pas très bien tournée, elle date du début du confinement… mais si tu fais abstraction de ça, je t’assure, je dis des choses intéressantes dedans !)

Bon visionnage,

God bless,

Pascal

Tu es un âne !

Tu es un âne !

C’était un dimanche matin, il y a quelques années.

J’étais de passage dans l’église d’une autre ville, où je vais de temps en temps.

Je m’y ennuyais à mourir : la monotonie, le traditionalisme sclérosant qui y régnaient avaient tendance à me faire trépigner à l’intérieur de moi.

Le point d’orgue ? C’était l’orgue. Celui qui accompagnait le moment de l’offrande, jouant ses airs les plus sinistres (je n’ai rien contre les orgues pourtant !).

Dès les premières notes, je ne pouvais m’empêcher de chuchoter d’une voix grave à l’oreille de ma femme : “Bien-aimés, nous sommes réunis en ce triste jour pour accompagner notre frère dans son dernier voyage…”.

Parole et musiques assortis.

Coup de coude entendu de Karine, ce qui signifie (selon ma traduction) : “Je sais que tu as raison, mais s’il te plaît, pas ici !”.

Pardon, organiste. Je sais que tu jouais de tout ton coeur.

C’était juste pas mon truc.

Mais ça semblait convenir à l’assemblée.

Le pasteur était nouvellement nommé.

Il faisait ce jour-là un message pour encourager les gens à se mettre en mouvement, à aller de l’avant, à sortir de leurs murs. J’ai kiffé.

A la fin, je suis allé le féliciter. “Ah, ton message était top ! C’est exactement ce que cette église avait besoin d’entendre”.

J’attendais de sa part une confidence, quelque chose du style “Oui, j’essaye de les bouger un peu parce que sinon, il se passe pas grand chose”.

Ou, au moins, un plus pastoralement correct : “Par la grâce de Dieu, nous sentons souffler le vent de l’Esprit et nous commençons à voir des signes de renouveau”.

Il m’a juste dit merci poliment. Point.

Et ça m’a interpellé.

Et je me suis dit : “Pascal, tu es un âne.

Avant de pointer chez les autres ce qu’ils font ou ne font pas, est-ce que tu t’es regardé ?”

Depuis…

je n’arrive pas encore à m’empêcher de prononcer l’oraison funèbre pendant l’orgue (c’est mal, je sais, j’y travaille).

Mais avant de penser que le message est parfait pour les autres, j’essaye d’abord de voir ce qui devrait changer chez moi.

Et en général, ça a déjà de quoi m’occuper un moment.

God bless,

Pascal

PS : S’il t’arrive d’avoir quelques frustrations à gérer, voici un bouquin qui va t’aller comme un gant, fais-moi confiance.

Parce qu’ils me ressemblent

Parce qu’ils me ressemblent

C’est une pensée très personnelle que je te partage.

La crise du coronavirus a touché le monde entier.

Par un étrange “concours de circonstances”, l’Eglise de la Porte Ouverte Chrétienne de Mulhouse a été particulièrement mise sous les feux des projecteurs, accusée injustement par certains d’un tort dont ils ne sont pourtant que les victimes.

Une lettre ouverte intitulée “Je défends !” a été écrite.

Lorsqu’il m’a été demandé si je voulais co-signer cette lettre, j’étais en voiture. J’ai dit oui avant même d’en avoir lu le contenu (je l’ai lu une heure après, et j’ai redit oui).

Mes frères et soeurs étaient injustement pointés du doigt, et il était naturel de venir prendre leur défense. Ca ne se réfléchissait pas !

Ce faisant, je me suis aperçu d’une chose.

Je n’ai pas été aussi prompt à prendre la défense des enfants irakiens ou syriens qui grandissent sous les bombes.

Je n’ai pas été aussi prompt à me lever pour dénoncer les exactions mises en lumière par le Dr Mukwege en République Démocratique du Congo.

Je n’ai pas été aussi prompt à m’intéresser à la crise vénézuélienne.

Pas très prompt non plus à prendre la défense de yazidis, de bouddhistes, de femmes, de personnes âgées, d’homosexuels, de SDF, de malades, de personnes handicapées partout où des injustices étaient commises, ici ou là, à leur endroit.

Je ne peux pas aider partout.

Mais je peux aider quelque part ! Je peux soutenir quelque part. Je peux dénoncer une injustice. Je peux adresser une parole de soutien et d’amitié à des frères et soeurs en humanité.

Je suis français d’origine arménienne, petit-fils de quatre rescapés du génocide de 1915 qui élimina 50 à 60% de la population arménienne de l’actuelle Turquie, et envoya sur les routes de l’exil la quasi totalité des survivants.

A l’époque, des Français, des Suisses et d’autres sont venus en aide à ces populations. Ils n’étaient pas arméniens, n’avaient pas d’amis arméniens, et ils sont venus en aide aux Arméniens. Plus de 100 ans après, nous nous en souvenons encore…

Je soutiens spontanément la cause arménienne parce que je suis d’origine arménienne. Je soutiens spontanément la Porte Ouverte Chrétienne parce que je suis chrétien.

Peut-être est-ce le moment pour moi de penser à soutenir ceux qui me ressemblent un peu moins…

God bless,

Pascal