Il est à toi ! Prends-le !

Voici le courrier reçu de la part d’une lectrice :

“Bonjour Pascal, […] Ma paroisse me sollicite régulièrement pour assurer l’animation des messes.[…] J’aime chanter […] mais je me sens pas légitime […]. Et puis il y a toujours des paroissiens pour vous féliciter et d’autres pour critiquer votre animation. […] Je sais que c’est ma mission sur Terre à travers mon chant […] mais j’ai toujours cette peur. Je le fais régulièrement car j’aime ça, c’est plus fort que moi mais c’est un combat.”

Tu te reconnais ? Moi, je me suis reconnu.

Pas pour le chant parce que je pense que ce n’est pas mon appel. Mais pour d’autres choses. Cette impression de ne pas être légitime bloque des appels et des dons qui sont pourtant réels !

La chose est simple : ta légitimité ne vient pas de ce que les autres en disent.

Ce que les autres en disent peut éventuellement confirmer ta légitimité (si tu sais discerner qui est de bon conseil ou pas).

Mais ta légitimité, elle, vient de ce que Dieu t’a confié.

Nomme tes peurs. Décide de les confier – chaque jour au début – à Dieu pour qu’elles ne soient plus paralysantes. Rapidement, tu verras que tu vas les dépasser.

De temps en temps, si cette petite voix vient à nouveau te sussurer que tu n’es pas légitime, tu la fais taire en lui rappelant de qui te vient ton don.

Et puis tu t’empares du don que Dieu t’a donné.

Il est à toi ! Tu es légitime pour le prendre !

Pour cette lectrice, c’est le chant. Pour d’autres, l’accompagnement des malades, l’écoute des personnes âgées, l’éducation des enfants, inspirer la confiance des animaux, savoir s’occuper d’un jardin, bricoler, écrire, faire de la compta (oui, il y en a) ou n’importe quoi d’autre qu’Il t’a confié…

C’est-à-dire une chose que peut-être tu ne fais pas parfaitement, où tu as encore des lacunes, mais à laquelle tu prends plaisir. Si tu le pouvais, tu y passerais tout ton temps. 

Ensuite, tu travailles ton don pour passer de “bon(ne)” à “excellent(e)” : tu te formes, tu répètes, tu demandes des conseils (tu appliques les bons et tu laisses les autres), tu testes, tu te trompes, tu recommences mieux, etc.

Et, très important…

Tu décides de ne pas écouter ceux qui veulent te décourager ! Ce n’est pas de l’hypocrisie, c’est juste un choix. Comme le choix que tu viens de faire de lire cette Pensée plutôt que la pub d’Auchan.

Tu n’es pas obligé(e) d’écouter (et encore moins de croire) tout ce que les gens te disent. Certains réagissent parfois sans discernement, ou avec leur propre histoire. Certaines personnes masquent leur frustration de ne pas être arrivées à accomplir leur destinée en voulant empêcher les autres d’entrer dans la leur.

C’est un mécanisme répandu. Donc ceux-là, gentiment, avec amour, tu leur dis merci, tu les bénis (éventuellement) et tu continues ta route.

Et puis c’est parti : tu as ton équipement, ta course, ton couloir : fonce !

Go !

God bless,

Pascal

PS : Sur le sujet de la confiance en soi, une ressource fabuleuse ici !

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On a sorti le saucisson et le rosé. Et on a perdu.

J’avais 21-22 ans. J’ai eu le privilège de pouvoir participer à deux régates en voiliers.

Nous étions une cinquantaine de bateaux concurrents, et la course se déroulait sur toute la journée. Un groupe de trois ou quatre étudiants accompagnait un capitaine (que nous découvrions le matin même), propriétaire de son bateau.

Je ne connaissais rien à la voile : le spi, le foc, les bouts, les mâts, tout ça m’était étranger… Je savais juste grâce au Capitaine Haddock que bâbord était à gauche et tribord à droite, comme dans “batterie”. Sorti de là…

Et pourtant, la première année, notre bateau a gagné la course. Le capitaine avait su nous motiver, nous former sur le tas, nous apprendre à l’écouter. Un vrai leader qui avait envie de nous amener vers la victoire. Nous l’écoutions scrupuleusement, avec joie, confiance et attention.

Avec notre équipage, nous avons ramené la coupe à notre école et nous en étions fiers.

La deuxième année, nous n’avons pas gagné.

Les organisateurs nous avaient affectés sur un autre bateau. En milieu de course, le capitaine avait décidé de s’arrêter avec un ou deux autres bateaux concurrents. Le temps était splendide, grand soleil. On a sorti le saucisson, le rosé, on s’est baignés. On a bien profité !

C’était un tout autre charme. Mais on n’était clairement plus dans la course.

Et le gagnant ? C’était le même bateau que la première année. Nous regardions un peu penauds cette coupe passer dans les mains du même capitaine, mais pas du même équipage.

Je me souviens du nom du premier bateau et du visage du capitaine. Aucun souvenir du deuxième.

Assurément, le capitaine n’était pas étranger à la victoire…

La victoire, c’est un équipage qui est à l’écoute de son capitaine, et un capitaine qui sait où il veut mener son équipage.

Se mettre à l’écoute du Capitaine, celui qui veut nous donner la victoire, est-ce si nouveau ?

Peut-être que tu ne connais pas grand chose du Capitaine, ou peut-être au contraire que tu le connais très bien.

Mais une chose est sûre : si tu embarques avec le meilleur capitaine pour te mener vers la victoire, et si tu apprends à l’écouter, vous allez former une équipe IN-AR-RE-TABLE !

Je te propose ici des ressources précieuses pour développer ton écoute du Grand Capitaine.

Ca mange pas de pain. Ni de saucisson. Mais ça va t’emmener droit vers la victoire.

“J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m’est réservée” (2 Timothée 4:7-8)

Bonne course.

God bless,

Pascal

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Je suis ce que je fais

J’avais des responsabilités en veux-tu, en voilà.

J’étais en même temps président de deux associations, membre actif d’une autre et secrétaire de mon église locale et de mon Union nationale d’églises. Tout en dirigeant eXcaléo. Et accessoirement mari et père.

J’ai peut-être un peu abusé.

Il n’y a pas de mal à aimer plein de choses, ni même à s’y investir. Après tout, j’aimais ça. Mais c’était sans doute un peu too much.

A mesure que mes mandats prenaient fin, j’ai décidé de ne pas me re-présenter et, en un an, je me suis retiré de tout (sauf eXcaléo).

Je me suis observé. Je me suis senti un peu à poil. Et je me suis aperçu d’une chose que je n’avais pas identifiée.

J’étais ce que je faisais.

Mes mandats, mes responsabilités étaient devenus mon identité.

Tu connais ça ? Ton investissement associatif, ton rôle dans la famille, ta place au travail, tes activités dans l’église… Peut-être le cumul de tout ça. Est-ce que c’est cela qui te définit ?

Que reste-t-il de toi si on te les retire ? Je ne te suggère pas de te retirer comme je l’ai fait, hein ! Les associations ont besoin de monde !

Mais tu sais, cet investissement acharné que tu mets dans cette activité :

  • est-ce que tu le fais parce que tu sais qui tu es et que tu te sens appelé à servir de cette manière (sincèrement) ?
  • ou est-ce une façon d’éviter de te poser les questions profondes ?

Si tel est le cas, on peut y réfléchir ensemble. Des pistes de réflexion sont développées dans cette vidéo.

Je te souhaite sincèrement de parvenir à répondre à la question “qui es-tu ?”.

Avec tout mon soutien.

God bless,

Pascal

PS : je sais que ma vidéo n’est pas techniquement top, merci de ne pas m’en tenir rigueur !

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