Quel est le point commun entre un pasteur et une maman ?

Quel est le point commun entre un pasteur et une maman ?

On va commencer par une devinette, qui n’est pas une blague.

Quel est le point commun entre la plupart des pasteurs et la plupart des mamans ?

A trop vouloir aider les autres, ils s’oublient eux-mêmes et ignorent leurs propres besoins.

Je t’avais dit que ce ne serait pas une blague.

Observe le nombre de burn outs ou dépressions chez les mamans et chez les pasteurs, tu comprendras.

Aux Etats-Unis, 50% des pasteurs abandonnent dans leurs 5 premières années de ministère. 10% seulement tiennent jusqu’à la retraite.

Mais une maman, ça ne peut pas dire “Je n’en peux plus, j’arrête et je fais autre chose”.

Les mamans d’aujourd’hui sont sollicitées à un point jamais atteint, en même temps que nos modes de vie et de consommation affaiblissent nos organismes. Il n’est pas anodin que des groupes, des communautés de mamans se forment ici ou là pour s’épauler et se serrer les coudes.

Tu es concernée ?

Parmi les solutions existantes, je t’en propose une qui fonctionne assurément :

déplacer ton focus.

Décider que ta priorité du jour ne sera pas ni ton job, ni la lessive, ni les papiers à remplir.

Mais décider que la chose la plus importante aujourd’hui, ce sera ce moment privilégié que tu vas passer avec Dieu. Ce temps d’intimité, seule à seul, où tu vas te mettre à l’écoute de Celui qui connaît déjà tout le contenu de ton planning.

Si tu es concernée par la question du surmenage maternel, ou si tu connais une maman concernée dans ton entourage, je veux vraiment te recommander cet ouvrage, plein de bons conseils, de bienveillance et de témoignages. Sa lecture va t’aider à repenser ton quotidien sous un angle biblique, pour vivre mieux les choses, et t’éviter de craquer.

Ce n’est pas la Bible. Mais c’est une application pratique inspirée d’elle et orientée spécifiquement pour les mamans.

Bonne lecture,

God bless,

Pascal

25 ans après, je me rappelle très bien du message…

25 ans après, je me rappelle très bien du message…

Prends un ballon de baudruche.

Gonfle-le. Approche une allumette. Pas de surprise : le ballon éclate.

Renouvelle l’expérience, mais remplis cette fois le ballon avec de l’eau. Approche l’allumette. Le ballon n’éclate pas.

Lorsque l’ado que j’étais a vu cette expérience, j’étais fas-ci-né !

Et là, l’animateur de l’expérience te dit que le ballon, c’est toi ; l’eau, c’est Christ ; le feu, c’est l’épreuve. Pas besoin de tourner autour du pot :

25 ans après, je me rappelle très bien du message.

C’est le même process (en un peu moins fun) qui est à l’oeuvre quand on me montre une courbe de croissance, un diagramme, un diaporama. J’intègre dix fois mieux que quand j’écoute une conférence sans aide visuelle.

Ca ne correspond peut-être pas à tout le monde. Mais je fais partie de ceux qui sont assez sensibles au visuel.

Il existe plein de circonstances pour transmettre l’Evangile,

ou, du moins, quelque chose de l’Evangile. En famille, avec des amis, au cours d’un culte ou d’une messe, il y a toujours des publics pour qui le visuel est essentiel pour stimuler la compréhension.

Quand je veux transmettre quelque chose à mes enfants, et que je le fais avec un papier et un crayon, clairement, ça passe plus facilement.

Je t’encourage à rivaliser d’ingéniosité, d’audace et d’innovation

pour transmettre ce que tu as à coeur de manière pertinente et percutante.

Et si tu avais besoin d’aide pour cela, regarde par ici, le travail est déjà tout fait.

Je te souhaite de belles expériences et de beaux partages !

God bless,

Pascal

Il est à toi ! Prends-le !

Il est à toi ! Prends-le !

Voici le courrier reçu de la part d’une lectrice :

“Bonjour Pascal, […] Ma paroisse me sollicite régulièrement pour assurer l’animation des messes.[…] J’aime chanter […] mais je me sens pas légitime […]. Et puis il y a toujours des paroissiens pour vous féliciter et d’autres pour critiquer votre animation. […] Je sais que c’est ma mission sur Terre à travers mon chant […] mais j’ai toujours cette peur. Je le fais régulièrement car j’aime ça, c’est plus fort que moi mais c’est un combat.”

Tu te reconnais ? Moi, je me suis reconnu.

Pas pour le chant parce que je pense que ce n’est pas mon appel. Mais pour d’autres choses. Cette impression de ne pas être légitime bloque des appels et des dons qui sont pourtant réels !

La chose est simple : ta légitimité ne vient pas de ce que les autres en disent.

Ce que les autres en disent peut éventuellement confirmer ta légitimité (si tu sais discerner qui est de bon conseil ou pas).

Mais ta légitimité, elle, vient de ce que Dieu t’a confié.

Nomme tes peurs. Décide de les confier – chaque jour au début – à Dieu pour qu’elles ne soient plus paralysantes. Rapidement, tu verras que tu vas les dépasser.

De temps en temps, si cette petite voix vient à nouveau te sussurer que tu n’es pas légitime, tu la fais taire en lui rappelant de qui te vient ton don.

Et puis tu t’empares du don que Dieu t’a donné.

Il est à toi ! Tu es légitime pour le prendre !

Pour cette lectrice, c’est le chant. Pour d’autres, l’accompagnement des malades, l’écoute des personnes âgées, l’éducation des enfants, inspirer la confiance des animaux, savoir s’occuper d’un jardin, bricoler, écrire, faire de la compta (oui, il y en a) ou n’importe quoi d’autre qu’Il t’a confié…

C’est-à-dire une chose que peut-être tu ne fais pas parfaitement, où tu as encore des lacunes, mais à laquelle tu prends plaisir. Si tu le pouvais, tu y passerais tout ton temps. 

Ensuite, tu travailles ton don pour passer de « bon(ne) » à « excellent(e) » : tu te formes, tu répètes, tu demandes des conseils (tu appliques les bons et tu laisses les autres), tu testes, tu te trompes, tu recommences mieux, etc.

Et, très important…

Tu décides de ne pas écouter ceux qui veulent te décourager ! Ce n’est pas de l’hypocrisie, c’est juste un choix. Comme le choix que tu viens de faire de lire cette Pensée plutôt que la pub d’Auchan.

Tu n’es pas obligé(e) d’écouter (et encore moins de croire) tout ce que les gens te disent. Certains réagissent parfois sans discernement, ou avec leur propre histoire. Certaines personnes masquent leur frustration de ne pas être arrivées à accomplir leur destinée en voulant empêcher les autres d’entrer dans la leur.

C’est un mécanisme répandu. Donc ceux-là, gentiment, avec amour, tu leur dis merci, tu les bénis (éventuellement) et tu continues ta route.

Et puis c’est parti : tu as ton équipement, ta course, ton couloir : fonce !

Go !

God bless,

Pascal

PS : Sur le sujet de la confiance en soi, une ressource fabuleuse ici !

Ce moment de joie pure…

Ce moment de joie pure…

J’ai passé dix années au conseil de mon église,

dont six comme secrétaire.

Cela veut aussi dire dix Assemblées Générales Ordinaires, dont six pour lesquelles j’avais la responsabilité de rédiger le compte-rendu.

Les Assemblées Générales, c’est ce moment de joie pure où les gens en profitent une fois par an pour dire ce qu’ils n’ont pas osé dire pendant toute l’année (il fallait bien au moins une vertu à ces réunions exemplaires au royaume de l’ennui).

Sais-tu ce qui revient le plus souvent (et, selon les échanges que j’ai pu avoir, c’est le cas dans BEAUCOUP d’églises) ? Le truc qui, quoi que tu fasses, n’arrivera jamais à contenter toute l’assemblée ?

Ce n’est pas la profondeur théologique des prédications. Ni la position de l’église sur la seconde venue de Jésus.

Ni même la cravate du pasteur.

C’est le temps de louange et d’adoration.

C’est toujours trop fort pour les uns, jamais assez pour les autres. Le répertoire est trop ringard, ou alors on ne connaît pas les chants. Trop mou, trop rythmé. On n’arrive pas à suivre, on s’endort. Et pourquoi vous avez accepté machin dans le groupe de louange, et on aime beaucoup bidule mais pourquoi c’est toujours elle au micro ? Tout le monde ou presque a quelque chose à dire sur la louange.

Pourtant, si tu es conducteur(rice) de louange, musicien(ne), chantre, etc., il y a des astuces très simples – mais qui nécessitent une certaine discipline – pour arriver à faire de la louange un moment harmonieux qui amène vraiment l’assemblée dans une attitude où elle peut pleinement louer et adorer son Seigneur.

Je te recommande à ce sujet :

“Ce n’est pas parce que l’on maîtrise tous les aspects techniques relatifs à notre service que l’on peut se permettre de négliger notre condition spirituelle. Recherchons toujours la profondeur. La prière, l’étude de la Parole et l’écoute de Dieu doivent faire partie de nos standards. Si nous n’avons pas envie de louer Dieu et d’apprendre à le connaître, pourquoi ceux qui nous voient sur l’estrade le dimanche matin auraient envie de le faire ?”

Voilà voilà… Bonne visite et bonnes lectures,

God bless,

Pascal

Il parle de Dieu comme il refourgue sa came !

Il parle de Dieu comme il refourgue sa came !

En as-tu dans ton entourage ? Dans ton église ?

Certaines personnes, quand elles te parlent de l’Evangile, on dirait qu’elles veulent absolument te refourguer leur came.

Et ça tape sur les autres. Et ça use de circonvolutions, ça essaye de convaincre, d’amadouer, limite de manipuler.

Mais l’Evangile n’est pas une marchandise de beaux-parleurs !

On ne transmet pas l’Evangile comme on vend des balais-serpillères sur le marché ! Ou comme on vend une maison ! (si tu es commerçant(e) ou agent immobilier, ne le prends pas personnellement !)

Tu sais pourquoi ça ne marche pas comme ça ?

Parce que la puissance de l’Evangile est intrinsèque à l’Evangile.

Elle ne dépend pas de ta capacité à convaincre les autres. Il suffit de le présenter pour que sa puissance soit dévoilée.

L’apôtre Paul dans l’Epître aux Romains dit que  “L’Evangile est la puissance de Dieu pour quiconque croit.”

L’Evangile est puissant en lui-même, parce qu’il a été donné par Dieu. Et pour cela, tu peux le partager avec la confiance que c‘est Dieu qui te l’a donné !

Tu saisis ?

Rien ne sert de stresser, d’avoir l’impression de ne pas avoir assez dit, assez fait : ce qui importe, c’est de dire l’Evangile. Et l’Evangile ensuite est assez puissant pour aller toucher le coeur de celui qui le reçoit.

Alors les marchands de tapis, vendez des tapis.

Et les chrétiens, vivez l’Evangile, parlez de ce que vous vivez. Et laissez Dieu toucher les coeurs !

Tu ne seras pas plus récompensé si tu as bien vendu la came.

Apprends à développer une évangélisation vraie, décomplexée, et authentiquement pleine d’amour.

Tu verras qu’en lâchant un peu l’affaire, en mettant vraiment Dieu dans le coup, tes paroles vont devenir un canal de transmission authentique, convaincu et simple. A Lui de faire le reste.

Prêt à Lui passer la main ?

God bless,

Pascal

En toute bonne foi, ils font fausse route…

En toute bonne foi, ils font fausse route…

As-tu déjà participé à une réunion d’évangélisation ?

C’est une rencontre pendant laquelle une personne annonce l’Evangile et termine généralement par ce qu’on nomme un “appel à la conversion”. Ces événements peuvent rassembler un million de personnes ou 4 personnes, c’est un peu le même principe.

Pour ma part, je me suis converti lors d’une de ces rencontres. J’avais 17 ans et j’ai décidé ce jour-là que ma vie appartiendrait à Christ. 

Pourtant, lors de ces réunions, Il arrive parfois qu’une certaine confusion soit entretenue à l’heure de proposer aux gens la décision de marcher avec Christ.

Je m’explique.

Dans un élan d’amour et de générosité sincère pour l’auditoire, le prédicateur demande aux personnes présentes :

  • de s’approcher si elles veulent recevoir Christ dans leur vie,
  • et s’il y a des personnes qui veulent recevoir une guérison, qu’elles s’approchent aussi

C’est dommage. Parce que, tout en étant absolument désireux d’apporter le salut et la guérison, il mélange un peu les genres. Quelques personnes pourraient ne plus trop savoir si elles se sont approchées à cause du message de l’Evangile, ou pour recevoir une guérison. Si elles ont dit “oui” à Jésus dans l’espoir d’obtenir quelque chose de lui.

La guérison n’est qu’une partie du message. Elle n’est pas le message. Elle n’est pas le salut que donne Jésus.

Verstanden ? Claro ?

Reinhard Bonnke, le célèbre évangéliste qui avait l’habitude de prêcher devant des foules immenses, séparait bien les deux temps. Il appelait les personnes qui voulaient donner leur vie à Christ. Puis il marquait une pause, éventuellement musicale. Puis il pouvait partager un nouveau message (court ou long). Et ensuite, il appelait les personnes qui avaient besoin d’une guérison ou d’une délivrance.

Dieu guérit. Il opère des miracles. Et cela est bon.

Mais plus important que cela, il offre le salut et la vie éternelle.

Essaye de ne pas te tromper lorsque tu annonces l’Evangile. Même si tu n’es pas prédicateur ! Même quand tu n’en parles qu’à une seule personne. Il y a quelques erreurs à ne pas commettre quand tu parles de Dieu.

God bless,

Pascal

Ils me mettent hors de moi !

Ils me mettent hors de moi !

Si tu es malade, c’est que quelque chose ne va pas dans ta vie.

Tu es pauvre ? Tu n’as pas assez prié !

Tu veux être délivré d’une addiction ? Donne à ton pasteur !

Ce genre de discours manipulateur fait des ravages. Dans plusieurs pays africains, en Haïti, au Brésil, aux Philippines, et dans d’autres régions du monde, quelques escrocs se construisent des palais sur le dos d’une population qui parfois s’endette dans l’espoir d’une vie meilleure.

Vie meilleure qui ne profite qu’au pasteur et à son entourage.

Tu as compris, ce genre d’attitude me met hors de moi.

L’Evangile que prêchent ces bandits manipulateurs n’est pas l’Evangile. Ils trompent de pauvres gens. Avec le vernis chrétien qui va bien, la terminologie soignée, les prières en apparence puissante, et la force de persuasion du prédicateur.

Est-ce que cela nous guette en France, en Suisse, en Belgique, au Canada, dans les pays occidentaux ? La forme est différente. Souvent plus soft. Ce sont des déclinaisons, sous la forme : “Je ne suis pas malade, parce que j’ai été fidèle, ou j’ai fait ceci ou cela”.

Subtil. Mais trompeur.

Bien sûr, la prospérité peut être matérielle. Dieu a béni, et continue de bénir de nombreuses personnes, en portant une attention particulière, une faveur spéciale sur leur santé ou sur leur entreprise. Il permet que des gens deviennent riches et bénissent d’autres à leur tour.

Mais la prospérité de l’Evangile est d’abord une prospérité spirituelle.

Dieu donne d’abord le salut, le fait d’être assis dans les lieux célestes, il nous renouvelle, il nous accorde le Saint-Esprit et les dons de l’Esprit, il nous fait vivre dans Sa présence.

Il y a des choses que l’on peut faire dire à l’Evangile, et d’autres non.

Tu peux décider de grandir dans la prospérité authentique que Dieu veut donner.

God bless,

Pascal