J’avais vu juste !

J’avais vu juste !

La semaine dernière, je recevais un message d’une ligne sur Messenger, de Carlos Payan.

“As-tu 5 min à m’accorder ?”

Carlos est pasteur, missionnaire, organisateur de nombreux rassemblements de prière et de guérison dans l’unité chrétienne.

De deux choses l’une.

Soit Carlos s’est fait pirater son compte Messenger et, si je réponds, on tentera de me convaincre de virer une somme d’argent dans la plus grande discrétion (j’ai déjà reçu plein de messages de ce genre).

Ce n’était pas ça.

Donc 2ème hypothèse : quand un pasteur te demande 5 minutes, tu sais que ça va te prendre “un peu” plus.

J’avais vu juste.

“Pascal, avec Said Oujibou et notre association Paris Tout est Possible, on a vraiment envie de soutenir l’Arménie en ce moment. Tu es d’origine arménienne, je me trompe pas ?”

Et donc Carlos me demande si je veux bien être l’un des intervenants pour la soirée spéciale de prière qu’il veut organiser en faveur de l’Arménie.

A vrai dire, sa demande ne m’a pas beaucoup surpris. Car il y a 3 mois de ça, j’avais reçu une prophétie qui allait dans ce sens.

De tout mon coeur, je t’invite donc à te joindre à cette soirée spéciale d’intercession et de soutien au peuple arménien. Dans ces heures critiques qu’il est en train de vivre, planent le souvenir et les vieux démons du génocide de 1915.

Il n’y aura pas de discours politique ni rien à vendre. Le message est ouvert aux chrétiens de toutes dénominations, appelés à s’unir dans la prière, en faveur d’un de ses membres qui souffre.

Cela se passera en direct ce mercredi 14 octobre de 20h30 à 22h (heure de Paris), en cliquant directement sur ce lien.

Je t’y attends,

God bless,

Pascal

Soutien et Partenaires :

Paris Tout Est Possible / AIMG France / France Prière / ABRI-VCF / AIOE-Francophonie / eXcaléo / UNACF / RNC-Francophonie / CHREDO

L’arbre de Zacharie

L’arbre de Zacharie

Hier matin, j’étais en train de lire dans mon jardin.

Soleil, brise légère, quelques chants d’oiseaux, les enfants encore couchés. Parfait.

Mon regard a alors été attiré par une petite boule noire dans un arbrisseau.

Elle était là !

Une mûre.

Je me suis levé, j’ai regardé davantage : il y en avait une dizaine !

Ce mûrier platane a une histoire.

On l’appelle chez nous “l’arbre de Zacharie”.

Il y a six ans, mon fils Zacharie était en CE1. Il avait visité une magnanerie avec sa classe. Il était revenu avec une mûre dans sa poche. Il l’a plantée dans un godet avec un peu de terreau, il l’a arrosée. Ca a commencé à pousser. Puis les mois passant, il l’a oubliée.

L’hiver est arrivé, la jeune pousse a séché.

Au printemps suivant, elle a repris.

Il l’a arrosée un peu. L’année est passée, l’hiver aussi. La pousse a séché.

Rebelotte l’année suivante. On se disait que cette pousse avait vraiment envie de vivre.

Après 3 hivers au seuil de la mort, je me suis quand même décidé à mettre cette pousse en pleine terre. Ma fille adore creuser des trous dans le jardin. Il y avait un trou qui était là tout prêt. Une minute et vingt-trois secondes plus tard, le problème du godet qui trainait au milieu depuis trois ans était résolu.

Une année plus tard, alors que le petit arbre mesurait une soixantaine de centimètres, j’ai un jour fait un feu à proximité. Il n’a pas aimé la chaleur et a encore failli y passer.

Au bout d’un moment, ma belle-mère l’avait pris en affection. Chaque fois qu’elle était de passage chez nous, elle en prenait soin.

Il mesure maintenant deux mètres et nous a offert ses premiers fruits hier matin.

Je pensais pourtant jusqu’à cette découverte que cet arbre ne donnerait pas de fruits. Moi qui ne suis pas féru en botanique, j’ai appris (après quelques rapides recherches) que, non seulement il donne des fruits, mais qu’en plus, ceux-ci sont parfaitement comestibles, ce qui est la cerise (si je puis dire) sur le gâteau. J’ai goûté : ils sont délicieux !

Tu n’as peut-être pas grandi dans des conditions faciles.

Ceux qui devaient prendre soin de toi t’ont peut-être fait morfler.

Tu as peut-être été maltraité(e) au point de manquer de crever – physiquement, psychologiquement, émotionnellement, spirituellement.

Mais tu es vivant(e) ?

Alors tu portes en toi cette semence de vie et de bénédiction, qui nourrira les uns et procurera fraîcheur et protection aux autres.

Dieu n’en a pas fini avec toi !

God bless,

Pascal

PS : Pour aller plus loin, je te recommande ce témoignage d’une vie radicalement restaurée.

C’est un caprice de riche !

C’est un caprice de riche !

L’une de mes précédentes Pensées portait sur l’unité chrétienne. Plus spécifiquement sur l’unité catholiques-évangéliques.

Comme on pouvait s’y attendre, j’ai reçu quelques e-mails en retour…

Pour schématiser, on m’a écrit que les cathos sont à côté de la plaque avec leurs statues, leurs prières à la Vierge et leur pape non-biblique.

Je ne peux que les comprendre. Parce qu’à une époque, j’ai tenu à peu près ce langage.

Mais voilà.

Je me rattache très volontiers à la foi évangélique. Il est certain que catholiques et évangéliques ne sont pas d’accord sur tout. Les statues, les prières adressées à la Vierge, la place accordée à la tradition, etc… ce ne sont vraiment pas des choses qui matchent avec ma pratique ou ma lecture des textes bibliques. Je l’assume.

Et certaines pratiques évangéliques agacent les cathos. C’est assumé aussi et je n’en changerai sans doute pas.

Mais ce que j’ai retenu de mes collaborations avec les catholiques, c’est que…

Nous avons une base commune colossale sur laquelle nous appuyer.

Dans le désordre :

👉la Bible

👉Dieu

👉la Trinité

👉Jésus (sa naissance, sa résurrection, son amour, son pardon, etc)

👉les valeurs chrétiennes

👉les récits de la Création

👉et de l’Apocalypse

👉les Dix Commandements comme base civilisationnelle

👉le Sermon sur la Montagne

👉le sang des martyrs

👉les prophéties réalisées ou en attente de réalisation

👉et quelques milliers d’autres choses…

Tout ceci constitue un socle commun tellement énorme et profondément ancré qu’on ne mesure son étendue que lorsqu’on se retrouve face à des comportements hostiles aux chrétiens (et nous savons que tôt ou tard, nous y serons confrontés).

C’est dans l’adversité qu’on reconnaît ses alliés.

Qu’on peut identifier et construire sur nos bases communes.

Quant au reste, on peut en discuter, argumenter, débattre. Y compris lorsqu’il s’agit de sujets essentiels comme la doctrine du salut. Et c’est bien de le faire. C’est riche. Mais si les discussions ne se clôturent pas sur ce qui nous rassemble : laisse tomber !

Lorsque les Arméniens de la génération de mes grand-parents ont été massacrés à cause de leur foi,…

on ne leur a pas demandé s’ils étaient catholiques, évangéliques ou apostoliques :

tous passaient au fil de la même épée !

Refuser l’unité chrétienne n’est pas un principe sage de gardiens du temple. Pour moi, c’est un caprice de riche qui fait le jeu du diviseur.

Reconnaître nos différences n’est pas se compromettre. Dans la persécution, nos différences ne font plus vraiment la différence.

Faut-il vraiment attendre la persécution pour commencer à nous rapprocher ?

God bless,

Pascal

PS : Pour aller plus loin dans la réflexion, je te remets le lien vers ce très bon livre sur l’unité .