Faut-il toujours tenir ses promesses ?

Faut-il toujours tenir ses promesses ?

Évidemment, tout le monde, chrétien, pas chrétien, aura tendance à dire “oui, une promesse doit être tenue, sinon ça ne sert à rien de faire des promesses”.

Et bien entendu, je ne peux qu’abonder dans ce sens.

Pourtant…

Pourtant, parfois, il faut avoir le courage de renoncer aux promesses qu’on a formulées.

“Je vous le promets, nous irons toujours chercher de nouveaux marchés.”

Et puis un jour, la situation économique implique de se replier sur les marchés que l’on connaît.

Changement de stratégie, renoncement à une promesse.

“Je te le promets, tu seras mon mari pour la vie”.

Et puis un jour, le mari trop confortablement installé dans son confort, ne respecte plus les engagements de couple et s’installe avec une autre.

Changement de situation, renoncement à une promesse.

“Je te le promets, je t’aiderai à finir tes travaux”.

Et puis entre-temps, tu as trouvé un travail, tu as eu un accident, et ton enfant est en train de partir en vrille. Ta place n’est plus auprès de cet ami.

Changement de situation, renoncement à une promesse.

Les promesses sont valables jusqu’à ce qu’elles ne le soient plus.

Malgré ce qu’on en dit, les promesses peuvent ne pas être absolues et définitives.

En temps de déclin, de crise structurelle, quand les circonstances imposent de changer et de renoncer à certaines d’entre elles, il existe, même pour les promesses, une petite porte de sortie.

La promesse est un formidable moyen d’être propulsé vers l’avant, d’être poussé à l’action. Tenir sa promesse, c’est l’honneur de celui qui l’a formulée.

Mais quand la promesse devient prison, quand ta générosité devient un lien qui te tire vers la ruine, quand les situations ne permettent raisonnablement plus de tenir une promesse, il faut savoir s’en libérer.

Dieu est un Dieu de grâce et d’amour.

Si tu as fait l’erreur de promettre quelque chose dans un certain contexte, et que le contexte a trop changé pour que la promesse puisse continuer à être tenue, n’oublie pas que “l’Eternel est miséricordieux et compatissant, lent à la colère et riche en bonté” (Psaume 103:8).

God bless,

Pascal

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Ça sent le gaz…

J’entre dans la maison ce jour-là, je suis seul, je n’ai pas encore ouvert les volets.

Mais je sens une odeur caractéristique dans le salon : ça sent le gaz.

L’odeur est diffuse, elle provient semble-t-il de la cuisine.

Je m’approche de la gazinière, je vérifie que les boutons sont bien fermés : c’est le cas.

J’ouvre les volets pour évacuer le gaz, je veille à ne pas créer la moindre étincelle pour éviter une explosion, et je file en vitesse couper le robinet d’arrivée générale de gaz.

Et je cherche. Je suis du nez le tuyau de gaz, l’odeur ne vient pas de lui.

Je renifle un peu partout. L’affaire dure vingt bonnes minutes.

Et je trouve finalement le coupable.

Karine avait cuisiné du chou dans la journée, et l’odeur émanait de la marmite.

Rien à craindre donc, si ce n’est que nous n’émettions ensuite nous-mêmes les odeurs… mais c’est un autre problème.

Je peux rouvrir le robinet l’esprit serein.

Le chou contient du souffre, ce qui explique l’odeur qui s’en dégage à la cuisson.

Mais le chou est pourtant un excellent détoxifiant. Il accélère l’élimination des toxines accumulées, il renforce l’organisme, il aide à lutter contre les maladies et il participe au maintien des fonctions cognitives.

Faut-il se passer de chou ?

Sauf problèmes intestinaux ou certaines autres pathologies : non ! C’est très bien de manger du chou.

Nous sommes parfois trompés par une apparence effrayante. Telle personne peut nous rebuter parce qu’elle ne parle pas comme on aimerait qu’elle nous parle. Ou parce qu’elle dit des gros mots, qu’elle a des tics de langages qui chagrinent notre oreille.

Et puis en fait, à l’intérieur, elles sont trop chou.

Discuter avec elles fait du bien. Elles peuvent être des personnes attentives, qui délivrent des paroles de sagesse ou des mots encourageants.

Pas la peine de se formaliser… Tant pis pour l’apparence désagréable de certains de leurs propos.

Pour éliminer quelques toxines, il faut parfois passer par l’épreuve de l’odeur de gaz.

God bless,

Pascal

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ILS M’ONT QUASIMENT INSULTÉ !

Parlons d’Internet…

Il y a quelques jours, je discutais avec un ami de la manière dont internet, et spécialement les réseaux sociaux, pouvaient désinhiber les personnes.

Voici ce qu’il m’est arrivé. Un mois ou deux avant, j’avais écrit à la liste eXcaléo un e-mail au titre un peu provoc. Comme tu le sais (mais toi, tu commences à me connaître), de temps en temps, j’aime bien chatouiller comme ça. Un peu provoc, mais jamais méchant.

Quelques-uns l’ont pris au premier degré, ça arrive. Mais j’ai quand même reçu une quinzaine de mails en réponse qui frisaient l’insulte.

J’ai répondu individuellement à chacun (ça m’a pris quasiment la journée), leur donnant quelques éléments d’explication, et les invitant à me téléphoner pour poursuivre intelligemment cette réflexion.

Deux m’ont remercié par mail. Aucun ne m’a appelé.

Que se passe-t-il avec internet ?

Pourquoi ces gens osent-ils, derrière le confort du clavier et de l’écran, écrire ce qu’ils n’oseraient dire de vive voix ? Pourquoi n’assument-ils plus à l’oral ce qu’ils ont écrit ?

Pourtant, il existe une règle que j’essaye de m’appliquer et qui arrive à réguler la plupart de ce que j’écris sur internet.

Je me pose 3 questions. Ce que j’écris, suis-je prêt à le dire :

  • avec un porte-voix ?
  • devant la terre entière ?
  • et pour l’éternité ?

Car contrairement à une conversation parlée, c’est pourtant bien ce qui se passe quand on écrit quelque chose sur internet !

Par bonheur, Internet peut aussi être utilisé avec beaucoup de sagesse.

C’est ce qu’a fait notamment mon ami David Nolent, directeur du Topchrétien. Il raconte son témoignage dans un ouvrage édifiant et simple à lire, que je te présente ici.

Je te souhaite de savoir utiliser Internet avec sagesse et intelligence, pour en tirer le meilleur parti et en faire pleinement un objet de bénédiction.

God bless,

Pascal

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C’est un caprice de riche !

L’une de mes précédentes Pensées portait sur l’unité chrétienne. Plus spécifiquement sur l’unité catholiques-évangéliques.

Comme on pouvait s’y attendre, j’ai reçu quelques e-mails en retour…

Pour schématiser, on m’a écrit que les cathos sont à côté de la plaque avec leurs statues, leurs prières à la Vierge et leur pape non-biblique.

Je ne peux que les comprendre. Parce qu’à une époque, j’ai tenu à peu près ce langage.

Mais voilà.

Je me rattache très volontiers à la foi évangélique. Il est certain que catholiques et évangéliques ne sont pas d’accord sur tout. Les statues, les prières adressées à la Vierge, la place accordée à la tradition, etc… ce ne sont vraiment pas des choses qui matchent avec ma pratique ou ma lecture des textes bibliques. Je l’assume.

Et certaines pratiques évangéliques agacent les cathos. C’est assumé aussi et je n’en changerai sans doute pas.

Mais ce que j’ai retenu de mes collaborations avec les catholiques, c’est que…

Nous avons une base commune colossale sur laquelle nous appuyer.

Dans le désordre :

👉la Bible

👉Dieu

👉la Trinité

👉Jésus (sa naissance, sa résurrection, son amour, son pardon, etc)

👉les valeurs chrétiennes

👉les récits de la Création

👉et de l’Apocalypse

👉les Dix Commandements comme base civilisationnelle

👉le Sermon sur la Montagne

👉le sang des martyrs

👉les prophéties réalisées ou en attente de réalisation

👉et quelques milliers d’autres choses…

Tout ceci constitue un socle commun tellement énorme et profondément ancré qu’on ne mesure son étendue que lorsqu’on se retrouve face à des comportements hostiles aux chrétiens (et nous savons que tôt ou tard, nous y serons confrontés).

C’est dans l’adversité qu’on reconnaît ses alliés.

Qu’on peut identifier et construire sur nos bases communes.

Quant au reste, on peut en discuter, argumenter, débattre. Y compris lorsqu’il s’agit de sujets essentiels comme la doctrine du salut. Et c’est bien de le faire. C’est riche. Mais si les discussions ne se clôturent pas sur ce qui nous rassemble : laisse tomber !

Lorsque les Arméniens de la génération de mes grand-parents ont été massacrés à cause de leur foi,…

on ne leur a pas demandé s’ils étaient catholiques, évangéliques ou apostoliques :

tous passaient au fil de la même épée !

Refuser l’unité chrétienne n’est pas un principe sage de gardiens du temple. Pour moi, c’est un caprice de riche qui fait le jeu du diviseur.

Reconnaître nos différences n’est pas se compromettre. Dans la persécution, nos différences ne font plus vraiment la différence.

Faut-il vraiment attendre la persécution pour commencer à nous rapprocher ?

God bless,

Pascal

PS : Pour aller plus loin dans la réflexion, je te remets le lien vers ce très bon livre sur l’unité .

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Nous ne sommes pas d’accord sur tout. Mais…

J’ai été contacté par mon amie Elisabet.

Elle gérait un projet de clip participatif pour la chaîne Youtube Inspir TV.

Le thème ? L’unité des chrétiens.

C’est un sujet qui me tient à coeur. Aujourd’hui.

Parce que je dois t’avouer que ça n’a pas toujours été le cas. Il y a quelques années, tu m’aurais parlé des catholiques, c’était une autre chanson. Je t’aurais dit que nous sommes frères et soeurs, tout en pensant que les évangéliques étaient quand même plus frères et soeurs que les autres.

Et puis j’ai vécu quelque chose durant lequel je me suis senti très proche de certains catholiques, beaucoup plus proche que certains de ma “famille protestante”.

J’ai vu Dieu agir, vraiment, dans des milieux assez éloignés du mien.

Alors j’ai envoyé valser mon esprit de clocher, et j’ai reconnu à quel point ce qui m’unissait aux autres familles chrétiennes était plus fort que ce qui nous séparait.

Et je vais très bien, merci.

Bien sûr, nous ne sommes pas d’accord sur tout. Il y a des points que je ne suis pas prêt à promouvoir. Et c’est passionnant, parce que ça nous donne plutôt des discussions du style : “Ah oui ? et comment il fait Dieu chez toi ? et comment tu le comprends ce texte ? moi, je le comprends comme ça…”.

Et l’autre m’enrichit, m’interpelle, fait parfois bouger mes lignes, et me donne l’occasion de partager mon propre vécu.

Je sais que les églises évangéliques sont pleines de déçus du catholicisme. Je sais aussi que d’anciens évangéliques se tournent vers l’église catholique.

Alors quand Elisabet m’a demandé si je voulais participer au projet, c’est immédiatement que lui ai dit un grand OUI.

Sur ce même sujet, voici deux ressources que je souhaite te conseiller.

La première est un livre sur le thème de l’unité des chrétiens.

La seconde est le CD contenant la chanson “Les murs de division” utilisée dans le clip.

God bless,

Pascal

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La Bible est claire ! Vraiment… ?

C’est l’histoire d’un soldat…

… qui, animé par sa foi, a refusé de porter les armes tout en devant aller au combat. Moqué et humilié par ses frères d’armes, il est devenu un héros en sauvant des dizaines de blessés du champ de bataille.

Cette histoire est racontée dans le film “Tu ne tueras point”.

Lorsque ce film est sorti il y a 3 ans, j’avais eu envie d’interviewer Pierre, un de mes amis militaire et chrétien. Pour lui, la foi n’est pas incompatible avec le port des armes. Il se dit prêt à ôter une vie (de préférence pas la mienne, merci).

Les deux lectures de la Bible semblent valides. Qui a raison ?

Si l’un dit “la Bible est claire !” et que le défenseur de la position opposée dit “la Bible est claire !”, alors peut-être que la Bible n’est pas si claire !

“Fumer ? Boire de l’alcool ? La Bible est claire !”

“Pratiques sexuelles, masturbation, homosexuel et chrétien ? La Bible est claire !”

“Alliances avec des pratiquants d’autres religions ? La Bible est claire !”

“Immigration, accueil de l’étranger ? La Bible est claire !”

“Utiliser tel ou tel style musical pour louer Dieu ? La Bible est claire !”

“Préserver l’environnement ? La Bible est claire !”

“Des femmes qui prêchent ? La Bible est claire !”

“L’organisation des églises ? La Bible est claire !”

“Tatouages, piercings ? La Bible est claire !

La Bible est claire dans un sens pour les uns.

Elle est claire dans l’autre sens pour les autres…

On aimerait tellement que la Bible nous dise “c’est comme ça et pas autrement”, sans discussion possible. Que pour tous les sujets, la même position non-équivoque soit tenue dans la Genèse et dans l’Apocalypse.

Si possible aussi dans un psaume ou deux en plus, et un prophète. Et si Jésus pouvait l’avoir souligné dans chacun des évangiles, et que Paul en avait rajouté une couche dans deux ou trois épîtres, ce serait parfait.

Mais si, pour tant de sujets,…

…la Bible n’est pas si claire, ce n’est sans doute pas pour rien…

Libre-arbitre, cultures, compréhensions, interprétations, histoires personnelles, traumatismes, traditions… Je ne dis pas que toutes les interprétations se valent et que certains ne disent pas des âneries grosses comme une montagne.

Mais cette diversité devrait nous inviter au défi de l’unité, de l’écoute, de l’empathie, de la maîtrise de soi, de la patience, de la sagesse et de quelques autres vertus qui facilitent bien les relations humaines pendant notre vie terrestre.

Certainement l’un des bénéfices collatéraux d’une lecture éclairée de la Bible ?

God bless,

Pascal

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